Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment sa puissance
Design massif et look un peu « scooter »
Batterie et autonomie : très correcte, mais charge longue
Confort : enfin une trottinette qui encaisse les routes pourries
Solidité et finitions : ça respire le costaud, avec quelques bémols
Performance : ça pousse bien, surtout pour les gros gabarits
Ce que propose vraiment la KuKirin M4 Max sur le papier
Points Forts
- Confort de roulage vraiment bon grâce à la double suspension et aux pneus tubeless de 10 pouces
- Moteur puissant qui supporte bien les gros gabarits et les côtes
- Autonomie réelle solide (environ 35-45 km) pour les trajets quotidiens
Points Faibles
- Poids de 24 kg, pénible à porter dans les escaliers ou les transports
- Temps de charge long (environ 10 heures) qui impose une vraie organisation
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Kukirin |
Une trottinette bien musclée, mais pas pour tout le monde
J’ai utilisé la KuKirin M4 Max pendant une bonne quinzaine de jours pour aller au boulot, faire quelques courses et quelques balades le week-end. Avant ça, j’avais une trottinette plus simple type Xiaomi M365, donc j’ai un point de comparaison assez concret. La M4 Max, c’est clairement un gros cran au-dessus en puissance, en confort et… en poids. On sent tout de suite qu’on passe sur un modèle plus orienté “gros gabarits / trajets un peu longs” que petite trottinette de ville légère.
Premier truc qui m’a marqué : la sensation de solidité. Le châssis en aluminium est massif, la suspension avant à double fourche et les gros pneus de 10 pouces donnent une vraie impression de scooter plus que de trottinette classique. En contrepartie, on se retrouve avec un engin de 24 kg, donc à porter dans des escaliers ou dans le métro, c’est clairement pas fun. Si tu cherches un truc ultra portable, là, on n’y est pas.
Sur la route par contre, ça fait le job. La double suspension encaisse bien les trous, les pavés et les raccords de bitume pourris. Je roule en ville avec pas mal de dos d’âne et de pistes cyclables mal entretenues, et franchement, comparé à ma trottinette précédente, je finis moins secoué. On sent que les pneus tubeless + les amortos travaillent ensemble, surtout à partir de 20 km/h où d’habitude tu commences à serrer les dents.
Par contre, il faut être clair sur un point : niveau légalité en France, ce modèle est borderline. La fiche parle d’utilisation sur propriété privée / tout-terrain, et vu la puissance et la vitesse potentielle, c’est cohérent. Donc si tu cherches un truc 100% dans les clous pour la voie publique en France, ce n’est peut-être pas le bon choix. Si tu veux surtout un engin costaud pour des trajets privés, zones fermées ou pays plus souples sur la réglementation, là ça commence à devenir intéressant.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment sa puissance
Pour le rapport qualité-prix, il faut être honnête : tout le monde n’a pas besoin d’une trottinette aussi lourde et puissante. Si tu fais juste 3 km en centre-ville sur piste nickel, une petite trottinette plus légère fera largement l’affaire pour moins cher. Là où la KuKirin M4 Max devient intéressante, c’est si tu as des trajets un peu longs, un gabarit solide, des routes moyennes, et que tu veux du confort + de la marge en autonomie.
Par rapport à des modèles urbains type Xiaomi/Segway d’entrée ou milieu de gamme, tu payes plus cher, mais tu gagnes clairement en puissance, en confort de suspension et en capacité batterie. Par rapport à des trottinettes très haut de gamme, tu économises pas mal, mais tu perds un peu en finition et en image de marque. Pour moi, on est dans cette zone “bon rapport qualité-prix” si tu sais ce que tu achètes : un engin utilitaire, costaud, pas très discret, qui fait le boulot pour les trajets quotidiens costauds.
Le gros point à garder en tête, c’est la question de la légalité et de l’usage. Si tu habites dans un pays ou un contexte où tu peux exploiter toute la puissance de la bête sur des voies adaptées, le tarif se justifie facilement. Si tu es en France et que tu dois brider et faire attention en permanence, tu ne profites pas totalement de ce que tu as payé. Dans ce cas, une trottinette plus simple et 100% dans les clous peut être plus logique.
En résumé, je dirais : franchement pas mal comme deal pour quelqu’un qui veut une trottinette solide, confortable, avec une bonne autonomie, et qui accepte le poids, la taille et les petites concessions sur les finitions. Si tu cherches la compacité et la discrétion avant tout, passe ton chemin, tu vas juste payer pour des choses dont tu n’as pas l’utilité.
Design massif et look un peu « scooter »
Niveau design, la KuKirin M4 Max ne joue pas du tout dans la même cour que les trottinettes fines type Xiaomi. C’est massif, anguleux, avec un vrai côté “engin motorisé”. Le deck est large, tu peux poser facilement les deux pieds, même si tu fais un bon 44-45, et la garde au sol est suffisante pour passer les petits trottoirs inclinés sans frotter partout. Les inserts métalliques sur les côtés donnent un look un peu industriel, ça ne plaira pas à tout le monde, mais au moins ça ne fait pas jouet.
Le poste de pilotage est assez chargé : écran LED au centre, gâchette d’accélérateur, poignées ergonomiques, leviers de freins à gauche et à droite, boutons pour les lumières et les clignotants. Au début, ça fait un peu tableau de bord de mini-moto, mais on s’y fait vite. Ce que j’ai bien aimé, c’est la lisibilité de l’écran : même en plein jour, on voit la vitesse et la batterie sans plisser les yeux. Par contre, faut accepter le côté un peu “techno” et moins minimaliste.
Le système de pliage est assez classique : colonne de direction qui se replie vers le deck, guidon pliable. Ça tient dans un coffre de voiture standard, mais une fois pliée, la trottinette reste volumineuse et surtout lourde. Ce n’est pas le genre de design pensé pour être porté tous les jours dans les escaliers du métro. C’est plus “je la plie pour la ranger au bureau ou à la maison” que “je la trimballe à la main 10 minutes”.
Globalement, le design est cohérent avec son usage : ça respire la solidité et le côté utilitaire. Pas de fioritures, on voit que c’est conçu pour encaisser les chocs, pas pour gagner un concours de style. Si tu aimes les lignes fines et les trottinettes discrètes, tu risques de la trouver un peu trop voyante. Si au contraire tu veux un truc qui ressemble presque à un petit deux-roues, tu seras servi.
Batterie et autonomie : très correcte, mais charge longue
Sur la batterie, on est sur une 48 V – 18,2 Ah, avec une autonomie annoncée à 64 km. Comme d’habitude, ces chiffres sont dans des conditions idéales (poids léger, mode éco, terrain plat, température parfaite, etc.). Dans la vraie vie, avec mes 80+ kg, un peu de dénivelé, et une conduite pas spécialement éco, j’ai tourné autour des 35 à 45 km avant de commencer à vraiment stresser sur la jauge. Ce qui est déjà très correct pour un usage quotidien.
Concrètement, sur mes trajets boulot de 10 km aller-retour, je pouvais tenir 3 à 4 jours sans recharger si je ne tirais pas trop dedans. Si je faisais en plus une balade ou quelques détours, je préférais la recharger tous les deux jours pour éviter la panne sèche. La jauge de batterie sur l’écran est assez lisible, mais comme sur beaucoup de trottinettes, elle a tendance à baisser vite quand tu accélères fort, puis remonter un peu une fois stabilisé. Il faut vite apprendre à lire ça avec un peu de recul.
Le point faible, c’est clairement le temps de charge annoncé à 10 heures. Tu branches le soir, tu récupères le lendemain matin, point. Il faut que ta routine colle à ça. Si tu oublies de la mettre à charger, il n’y a pas de miracle : tu ne vas pas récupérer 50% en 1 heure. Pour moi, ce n’est pas dramatique, mais il faut juste s’organiser. C’est le prix à payer pour une grosse batterie avec une bonne autonomie.
Pour quelqu’un qui fait de longs trajets (genre 20-25 km par jour) et qui a la possibilité de charger la trottinette au boulot ou à la maison chaque nuit, la M4 Max tient la route sans souci. Pour un usage vraiment intensif ou pour partager la trottinette à plusieurs dans la journée, le temps de charge devient plus gênant. Mais si tu restes dans un cadre “un utilisateur / une recharge par nuit”, ça se gère bien.
Confort : enfin une trottinette qui encaisse les routes pourries
Sur le confort, c’est clairement le point où j’ai le plus apprécié la M4 Max. Entre la double fourche avant, les ressorts rouges à l’arrière et les pneus tubeless de 10 pouces, on sent vraiment la différence par rapport aux petites trottinettes rigides ou avec une micro-suspension gadget. Sur mes trajets habituels (pavés, raccords de bitume, pistes cyclables défoncées), je suis nettement moins secoué. Tu peux rouler à 25-30 km/h sans avoir l’impression que tout va se desserrer.
La position de conduite est correcte : le guidon monte à environ 1,02 m, ce qui convient bien pour ma taille (1,78 m). Je ne suis pas voûté, et je peux me mettre légèrement en appui vers l’avant quand j’accélère. Le deck est assez long pour mettre un pied devant, un pied derrière, façon petite moto, ce qui aide à garder l’équilibre quand ça secoue. Les poignées ergonomiques sont agréables, je n’ai pas eu de douleurs aux mains même après 30-40 minutes de trajet.
Le seul point un peu chiant, c’est le poids qui se ressent aussi en conduite. La trottinette est stable, mais pas super maniable à basse vitesse. Pour slalomer entre les piétons ou faire des demi-tours serrés, il faut un peu forcer. Ce n’est pas un jouet, c’est un engin lourd, donc à prendre en main avec un peu de respect, surtout les premiers jours. L’accélérateur à gâchette est assez sensible : en mode plus puissant, si tu appuies trop brusquement, tu peux te faire surprendre au démarrage.
En termes de vibrations et de fatigue globale, je suis quand même très satisfait. Sur 8-10 km, j’arrive au boulot moins “cassé” que sur ma vieille trottinette. Pour quelqu’un qui roule souvent sur des surfaces moyennes voire vraiment mauvaises, le combo pneus + suspension fait une vraie différence au quotidien. Si tu ne roules que sur du bitume parfaitement lisse, tu profiteras moins de ce point fort, mais dès que la route est un peu dégradée, tu vois l’intérêt.
Solidité et finitions : ça respire le costaud, avec quelques bémols
En termes de solidité, mon ressenti est plutôt bon. Le cadre en aluminium est bien rigide, aucune sensation de jeu dans la colonne de direction après mes trajets sur route dégradée. La suspension double fourche n’a pas montré de signe de faiblesse sur les 2 semaines, pas de couinement suspect ou de jeu qui apparaît. Pareil pour les ressorts arrière : ça claque un peu sur les gros chocs, mais rien d’anormal pour ce type de matériel.
Les pneus tubeless de 10 pouces sont un vrai plus pour la tranquillité d’esprit : pas de chambre à air fragile qui crève au moindre nid-de-poule. On n’est pas à l’abri d’une grosse crevaison, mais pour l’instant je n’ai rien eu, malgré quelques passages dans des zones pas très propres. Le côté tubeless aide aussi sur le confort, comme je le disais, mais sur la durée, il faudra voir comment ils vieillissent (usure, micro-fuites, etc.). Kukirin annonce 1 an de dispo de pièces détachées, ce qui est correct sans être fou.
Au niveau des finitions, c’est globalement propre, mais ce n’est pas non plus du haut de gamme ultra soigné. Quelques câbles restent visibles, certains plastiques font un peu “cheap”, notamment autour de l’écran et des boutons. Rien de dramatique, mais ça rappelle que ce n’est pas une trottinette premium à 1500 €. Par contre, les parties vraiment critiques (châssis, potence, système de pliage, freins) donnent confiance.
Pour la durabilité à long terme, difficile de juger sur seulement deux semaines, mais vu la construction, je pense que ça peut encaisser pas mal d’usage quotidien si tu fais un minimum d’entretien (resserrage de temps en temps, vérification des freins, pression des pneus, etc.). Si tu cherches un truc ultra léger et ultra raffiné, ce n’est pas ça. Si tu veux un engin qui a l’air prêt à prendre des coups, la M4 Max coche plutôt bien la case.
Performance : ça pousse bien, surtout pour les gros gabarits
Niveau performance, la M4 Max est loin d’être molle. Le moteur brushless en 48 V offre une accélération franche, surtout si tu n’es pas en mode éco. Je fais un peu plus de 80 kg avec sac à dos, et je n’ai jamais eu l’impression qu’elle peinait au démarrage. Sur les faux plats montants et les petites côtes, elle garde une vitesse correcte là où ma trottinette précédente chutait clairement en dessous des 20 km/h. Pour quelqu’un de plus lourd (jusqu’à 100-110 kg), ça reste tout à fait exploitable.
Le contrôle via la gâchette est globalement précis, mais comme je disais, il faut un petit temps d’adaptation. En mode plus punchy, si tu appuies trop fort d’un coup, tu sens bien le coup de pied au démarrage. Rien d’ingérable, mais il ne faut pas monter dessus comme une trottinette enfant. Une fois lancé, la vitesse se stabilise bien, et la trottinette reste stable grâce à son poids et à son empattement. On a plus une sensation de petit scooter que de trottinette légère qui flotte.
Les freins à disque avant et arrière, combinés au frein électronique, font vraiment le taf. Le freinage est puissant, voire un peu brutal si tu écrases les leviers. Sur sol sec, ça freine court et droit. Sur sol mouillé, comme toujours, il faut anticiper un peu plus, mais je n’ai pas eu de frayeurs particulières. Le fait d’avoir du freinage à l’avant et à l’arrière est rassurant, surtout avec le poids de l’engin et la vitesse qu’elle peut atteindre.
Globalement, pour un usage “trajets quotidiens + quelques balades”, je trouve la performance largement suffisante, voire un peu au-dessus de ce qu’on a besoin en ville. C’est justement là où la question de la légalité et de l’usage réel se pose : la trottinette est capable de bien plus que ce que la loi française autorise sur voie publique. Donc oui, en termes de puissance et de comportement, c’est franchement pas mal, mais il faut savoir ce qu’on en fait et où on roule.
Ce que propose vraiment la KuKirin M4 Max sur le papier
Concrètement, la KuKirin M4 Max, c’est une trottinette électrique avec gros moteur brushless, batterie 48 V de 18,2 Ah, pneus tubeless de 10 pouces, double suspension (double fourche à l’avant + doubles ressorts rouges à l’arrière), double frein à disque, plus un frein électronique. Le constructeur annonce jusqu’à 64 km d’autonomie, un poids de 24 kg et une charge maxi de 120 kg. Temps de charge : environ 10 heures, donc c’est typiquement une recharge de nuit.
Niveau équipement, on est plutôt bien servi : phare LED blanc à l’avant, feu rouge à l’arrière, clignotants, klaxon, écran LED pour la vitesse / batterie / mode, et un guidon pliable avec un système de pliage rapide pour tout l’ensemble. Elle est vendue comme trottinette pour déplacements quotidiens, avec un design un peu “indus” et des inserts métalliques sur les côtés. Sur le papier, ça coche quasiment toutes les cases d’une trottinette « sérieuse » pour adulte, surtout si tu fais plus de 80 kg ou que tu as des trajets avec un peu de dénivelé.
Par contre, il faut garder en tête quelques contraintes : les 24 kg, on les sent direct. Pour la monter dans un coffre de voiture ou dans un appartement sans ascenseur, c’est faisable, mais c’est pas agréable. Le temps de charge de 10 heures aussi, ça veut dire qu’il faut un minimum d’organisation : tu ne la recharges pas en 2 h entre midi et deux. Et le côté “conforme EN 17128 mais pour propriété privée et tout-terrain” montre bien que ce n’est pas pensé d’abord pour la législation française classique des EDPM.
En résumé, sur la fiche technique, la M4 Max est une trottinette plutôt orientée puissance + autonomie + confort, avec une grosse batterie et un châssis costaud, mais qui sacrifie la légèreté et la compacité. Si ton objectif c’est les petits trajets, trottinette à porter partout, ce n’est pas la plus adaptée. Si tu veux un engin stable, confortable, qui supporte bien le poids et les routes moyennes, là, ça commence à avoir du sens.
Points Forts
- Confort de roulage vraiment bon grâce à la double suspension et aux pneus tubeless de 10 pouces
- Moteur puissant qui supporte bien les gros gabarits et les côtes
- Autonomie réelle solide (environ 35-45 km) pour les trajets quotidiens
Points Faibles
- Poids de 24 kg, pénible à porter dans les escaliers ou les transports
- Temps de charge long (environ 10 heures) qui impose une vraie organisation
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la KuKirin M4 Max, c’est une trottinette qui mise clairement sur la puissance, le confort et la solidité, au détriment de la légèreté et de la compacité. Sur la route, elle est agréable : la double suspension et les pneus tubeless de 10 pouces gomment bien les défauts de la chaussée, le moteur en 48 V pousse correctement même avec un bon gabarit, et le double frein à disque rassure au quotidien. L’autonomie réelle autour de 35-45 km, pour un usage mixte, est tout à fait correcte, à condition d’accepter les 10 heures de charge.
Par contre, c’est un gros bébé de 24 kg, pas vraiment pensé pour être porté tous les jours. Le design est massif, un peu dans l’esprit mini-scooter, ce qui plaira à certains et rebutera ceux qui veulent un truc discret. Les finitions sont correctes sans être folles, mais le châssis donne confiance. Là où il faut vraiment réfléchir, c’est sur l’usage et le contexte légal : si tu as besoin d’un engin costaud pour des trajets privés, des zones tout-terrain légères ou un pays moins strict, elle a du sens. Si tu veux juste une trottinette “de ville française” proprement dans les clous, tu peux trouver plus simple et plus léger.
En gros, je la recommande à ceux qui : 1) font des trajets un peu longs, 2) roulent sur des routes pas top, 3) ont un gabarit costaud ou veulent de la marge en puissance, et 4) sont prêts à gérer le poids et la recharge longue. Si tu veux un engin léger, minimaliste, à trimballer partout, ou si tu es très regardant sur la finition premium, tu as mieux ailleurs dans la même gamme de prix.