Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses capacités
Design : look agressif, encombrement bien réel
Batterie et autonomie : très correcte, mais pas magique
Confort : très bon sur la route, moins bon à porter
Solidité et durabilité : impression de costaud, mais à confirmer sur le long terme
Performance : ça envoie, mais il faut rester raisonnable
Présentation : une fiche technique qui envoie du lourd
Points Forts
- Puissance et reprises très correctes, même en côte
- Confort de roulage au-dessus de la moyenne grâce à la double suspension et aux pneus de 10 pouces
- Autonomie suffisante pour plusieurs jours de trajets quotidiens sans recharge
Points Faibles
- Poids très élevé (33 kg) qui la rend pénible à porter ou manipuler hors roulage
- Encombrement important, pas idéale pour les transports en commun ou les petits appartements
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Kukirin |
Une trottinette qui joue dans la cour des gros gabarits
J’ai utilisé la KuKirin G2 Master pendant un peu plus de deux semaines pour aller au boulot et faire quelques trajets en ville et en périphérie. Je venais d’un modèle plus léger, une trottinette 350W classique, donc le changement a été assez violent. On est clairement sur un modèle plus « costaud », autant niveau puissance que niveau poids. Ce n’est pas la petite trottinette qu’on plie et qu’on monte à bout de bras au 4e étage sans ascenseur.
Ce qui m’a frappé dès le début, c’est le côté très « scooter » dans les sensations : double moteur, grosse batterie, suspensions qui absorbent bien les irrégularités, et surtout une accélération qui surprend si on n’est pas habitué. On sent tout de suite que ce n’est pas un jouet, et qu’il faut un minimum de sérieux dans la façon de rouler, surtout en ville avec les voitures, les piétons et les pistes cyclables parfois mal foutues.
En parallèle, il y a aussi les contraintes : 33 kg à manipuler, un temps de charge autour de 8 heures, et un gabarit assez massif une fois pliée. Concrètement, si tu cherches une trottinette à trimballer dans le métro matin et soir, ce n’est clairement pas le modèle le plus pratique. Par contre, pour remplacer pas mal de trajets voiture ou scooter sur des distances moyennes, là ça devient intéressant.
Dans ce test, je vais rester terre à terre : ce qui marche bien, ce qui m’a un peu gonflé au quotidien, et si ça vaut le coup par rapport à d’autres trottinettes du même style. C’est un produit qui a du potentiel, mais avec des compromis assez marqués. Faut juste savoir dans quoi tu t’embarques avant de sortir la carte bleue.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses capacités
Pour le rapport qualité-prix, il faut être honnête : la G2 Master n’est pas positionnée comme une trottinette d’entrée de gamme. On paie la grosse batterie, le double moteur, les suspensions hydrauliques et la construction plus massive. Si tu cherches juste à faire 3 km en ville de temps en temps, c’est clairement surdimensionné, et tu peux trouver moins cher et plus léger ailleurs. Par contre, si tu veux vraiment remplacer une partie de tes trajets voiture ou scooter, là, ça commence à se défendre.
Comparé à des modèles urbains plus connus type Xiaomi ou Ninebot dans leurs gammes intermédiaires, la G2 Master offre plus de puissance, plus de confort sur mauvais revêtements et une meilleure autonomie, mais au prix d’un poids bien plus élevé et d’un encombrement plus important. Donc le rapport qualité-prix est bon uniquement si tu as un usage qui justifie ces specs : trajets de 10-20 km, relief avec des côtes, besoin de ne pas recharger tous les jours, etc.
Un truc à garder en tête aussi, c’est le coût potentiel d’entretien : pneus, freins, et éventuellement batterie à long terme. La dispo des pièces est annoncée sur 1 an, ce qui est assez court. Ça risque de compter si tu comptes garder la trottinette plusieurs années. Après, sur la période de test, rien n’a lâché et je n’ai pas eu de souci particulier, donc difficile de juger au-delà de la théorie.
Au final, je dirais que c’est un bon rapport qualité-prix pour quelqu’un qui sait ce qu’il achète : une trottinette puissante, confortable, mais lourde. Si tu veux juste un engin pratique à plier, monter dans le métro et ranger sous un bureau, ce n’est pas la bonne cible. Si tu veux un « mini-scooter » électrique sans plaque d’immatriculation, là, ça commence à avoir du sens.
Design : look agressif, encombrement bien réel
Visuellement, la G2 Master a un look assez agressif : gros plateau, suspensions bien visibles, pneus larges, et un guidon qui ressemble plus à celui d’un petit scooter qu’à une trottinette de location. La couleur est basique, noir, avec quelques touches visuelles type éclairage ambiant « cool » comme ils disent. Perso, j’ai trouvé ça plutôt sympa, sans être tape-à-l’œil au point d’attirer tous les regards, mais clairement tu ne passes pas inaperçu comme avec une petite Xiaomi fine.
Le problème, c’est l’encombrement. Dépliée, elle fait environ 1,26 m de long, presque 60 cm de large et plus de 1,30 m de haut. Dans un appart moyen, il faut lui trouver une vraie place. Pliée, ça reste long et surtout lourd. Le mécanisme de pliage est assez rapide une fois qu’on a pris le coup, mais on ne parle pas d’un truc qu’on plie/déplie 10 fois par jour juste pour monter dans un bus ou un train. Pour la mettre dans un coffre de voiture, ça passe sur une compacte, mais il faut quand même dégager de la place.
Un détail qui m’a plu, c’est le guidon réglable en hauteur. Sur ma trottinette précédente, le guidon était fixe et un peu bas, ce qui finissait par me casser le dos sur les longs trajets. Là, j’ai pu le remonter légèrement et j’ai trouvé une position plus naturelle. Les poignées sont plutôt confortables, de type ergonomique, et tiennent bien en main même sur 30-40 minutes de trajet.
En revanche, on sent que tout est pensé « costaud » plus que « fin ». Le plateau est large et haut, donc on est un peu plus perché que sur une trottinette urbaine classique. Ça donne une bonne visibilité, mais ça peut surprendre au début, surtout pour monter/descendre souvent. En bref, niveau design, ça fait sérieux et solide, mais il faut accepter le côté massif. Si tu veux quelque chose de discret et ultra compact, ce n’est pas le bon profil.
Batterie et autonomie : très correcte, mais pas magique
La batterie 52V 20,8Ah est annoncée pour 70 km d’autonomie. Comme toujours, cette valeur est optimiste et dépend des conditions : poids du conducteur, relief, température, mode de conduite, etc. Dans mon cas, avec un poids autour de 80 kg, des trajets mixtes (un peu de côte, un peu de plat) et une vitesse réaliste en ville, j’étais plutôt autour de 40 à 50 km avant de commencer à voir la batterie sérieusement baisser. Donc on est en dessous des 70 km annoncés, mais ça reste honnête pour ce type de machine.
Ce que j’ai bien aimé, c’est que sur mes trajets quotidiens (environ 10-12 km aller-retour), je pouvais tenir plusieurs jours sans recharger, tant que je ne faisais pas de gros détours le soir ou le week-end. Concrètement, je rechargeais tous les 3 jours en moyenne, parfois 2 si j’avais un gros trajet en plus. Ça change de ma trottinette d’avant où je devais quasiment la brancher tous les soirs pour être tranquille.
Par contre, le temps de charge d’environ 8 heures, il faut l’anticiper. Ce n’est pas le genre de trottinette que tu branches 30 minutes et tu repars pour la journée. C’est plutôt : tu branches le soir en rentrant, et tu la récupères pleine le lendemain matin. Si tu oublies une nuit, tu peux te retrouver un peu juste le jour suivant. Un chargeur plus rapide aurait été appréciable, mais ce n’est pas non plus choquant vu la capacité de la batterie.
Un autre point : la jauge sur l’écran LCD est utile, mais comme souvent, elle n’est pas ultra linéaire. Les premiers pourcentages descendent lentement, et ça s’accélère un peu à la fin. Du coup, il faut apprendre à connaître ta trottinette pour ne pas te faire surprendre. Globalement, pour un usage quotidien, l’autonomie est suffisante pour ne pas vivre avec l’angoisse de la panne sèche, tant que tu restes un minimum organisé sur les recharges.
Confort : très bon sur la route, moins bon à porter
Sur la route, la G2 Master est franchement confortable. La double suspension, avant et arrière, fait bien le boulot sur les pavés, les raccords de bitume et les petites bordures de trottoir. Là où ma trottinette précédente tapait sec dès qu’il y avait un trou ou une plaque d’égout mal ajustée, celle-ci absorbe une bonne partie des chocs. On n’est pas dans un fauteuil, mais pour une trottinette, c’est agréable. Les pneus tubeless de 10 pouces participent aussi à ce confort, on sent qu’il y a un peu de « gomme » entre toi et la route.
Au niveau de la position, le grand plateau permet de bien placer ses pieds, soit l’un derrière l’autre, soit en mode un peu plus « surf » avec un angle. Ça aide sur les trajets un peu longs. Comme je disais plus haut, le guidon réglable permet aussi d’ajuster pour ne pas être trop penché. Après 30-40 minutes, je n’avais pas spécialement de douleurs particulières, alors qu’avec une petite trottinette plus rigide, je sentais vite les genoux et le bas du dos.
Là où ça se gâte, c’est dès qu’il faut la manipuler à pied. Les 33 kg, on les sent direct. Monter quelques marches avec, c’est faisable, mais pas agréable. La porter sur une longue distance, franchement, oublie. Même pliée, elle est lourde et pas hyper pratique à saisir. Le système de pliage est correct, mais le poids fait que tu réfléchis à deux fois avant de la prendre si tu sais que tu devras la porter à un moment.
Autre point : en ville très dense, dans les zones piétonnes où tu dois parfois descendre et pousser, le gabarit peut être un peu pénible. Tu prends plus de place qu’avec une trottinette classique, donc il faut faire un peu plus attention aux gens autour de toi. En résumé, niveau confort de roulage, c’est très bien pour une trottinette de ce type. Niveau confort de manipulation hors roulage, c’est clairement le point faible. À toi de voir ce qui compte le plus pour ton usage.
Solidité et durabilité : impression de costaud, mais à confirmer sur le long terme
En termes de sensation de solidité, la G2 Master donne une bonne impression. Le cadre en aluminium est massif, il n’y a pas de jeu bizarre dans la colonne de direction ou le mécanisme de pliage après plusieurs jours d’utilisation. Sur la route, rien ne grince de manière inquiétante, et les suspensions encaissent bien les chocs sans bruit suspect. On sent que la trottinette est pensée pour supporter des gabarits jusqu’à 120 kg, donc pour quelqu’un de poids moyen, il y a de la marge.
Les pneus tubeless anti-crevaison sont un bon point sur le papier. Je n’ai pas eu de crevaison pendant le test, mais ça reste une période assez courte pour juger. Par rapport à des pneus avec chambre à air, l’avantage, c’est qu’on est un peu plus tranquille sur les petites épines et les débris. Par contre, si tu prends un gros clou, ça ne fera pas de miracle non plus. Il faudra voir sur plusieurs mois ce que ça donne, mais la base semble saine.
La protection IP54 permet de rouler sur route humide ou sous une petite pluie, mais perso, je n’ai pas eu envie de la tester sous un gros déluge. De toute façon, avec ce genre de trottinette, la pluie reste désagréable pour toi, donc j’ai tendance à éviter. Les finitions globales sont correctes : câbles bien guidés, pas de plastique cheap qui se balade. On n’est pas dans un produit de luxe, mais ce n’est pas du bas de gamme non plus.
Le vrai point d’interrogation, c’est la durabilité de la batterie et des composants électroniques sur 1 à 2 ans. La garantie constructeur est d’un an, ce qui est standard mais pas plus. À ce prix, j’aurais aimé un peu plus long. Après, vu le poids et la puissance, ce n’est pas un produit qu’on maltraite facilement, donc si tu en prends un minimum soin (pas de sauts, pas de lavage au jet haute pression, etc.), je pense qu’elle peut tenir correctement. Disons que les bases sont rassurantes, mais il faudra du recul utilisateur pour confirmer.
Performance : ça envoie, mais il faut rester raisonnable
Niveau performance, la G2 Master n’est pas timide. Le double moteur donne une accélération bien plus vive que les trottinettes 350W ou 500W classiques. Au démarrage aux feux, tu pars devant sans forcer, même en mode un peu bridé. Sur les faux plats et les montées urbaines, tu ne sens quasiment pas la perte de vitesse, là où ma petite trottinette d’avant s’écroulait dès qu’il y avait une côte un peu sérieuse. Pour un gabarit moyen, ça suffit largement pour se sentir à l’aise.
La marque parle de pentes jusqu’à 28°. Dans la vraie vie, j’ai testé sur des montées assez raides en ville, et ça passe sans que la trottinette ne se mette à peiner ou à ralentir trop. Tu sens qu’il y a de la réserve. Par contre, il faut garder en tête la législation locale sur la vitesse, parce que ce genre de machine peut facilement dépasser les limites si tout est débridé. Donc concrètement, si tu veux rester dans les clous, c’est surtout le côté reprise et confort dans les côtes qui t’intéressera.
Les freins à disque avant et arrière, avec l’assistance électronique, freinent fort. Il m’a fallu un ou deux jours pour doser correctement, parce qu’entre le poids de la trottinette et la puissance de freinage, si tu pinces trop fort d’un coup, tu sens l’avant qui plonge bien. Une fois qu’on a pris l’habitude, c’est rassurant. En ville, dans la circulation, tu peux vraiment t’arrêter en peu de distance si quelqu’un te coupe la route.
Globalement, pour les performances, je dirais que c’est largement suffisant pour un usage urbain un peu sérieux, voire périurbain. Tu n’es pas frustré par un moteur qui rame, et tu as toujours l’impression d’avoir de la marge, surtout en montée. Par contre, c’est typiquement le genre de trottinette où il faut se discipliner soi-même, parce qu’elle donne envie de rouler plus vite que ce qui est raisonnable au milieu des voitures et des piétons.
Présentation : une fiche technique qui envoie du lourd
Sur le papier, la KuKirin G2 Master est clairement positionnée comme une trottinette « urbaine musclée ». On a une batterie 52V 20,8Ah annoncée pour environ 70 km d’autonomie, un double moteur, une suspension avant et arrière, des pneus tubeless de 10 pouces et un poids maxi utilisateur de 120 kg. Le tout avec un cadre en aluminium et un poids de l’engin autour de 33 kg. Donc oui, ce n’est pas un petit jouet de location qu’on voit partout.
La marque met aussi en avant la conformité à la norme EN 17128 et la protection IP54, donc théoriquement ça tient la route pour un usage urbain avec un peu de pluie fine, mais ce n’est pas fait pour rouler en plein orage. On a un écran LCD assez large sur le guidon, qui affiche vitesse, mode, batterie, etc. Le guidon est réglable en hauteur, ce qui est plutôt pratique si tu fais plus d’1m80 ou au contraire si tu es assez petit. Perso je fais 1m78, et j’ai pu ajuster pour avoir une position correcte sans être plié en deux.
Au niveau des freins, on est sur du double frein à disque, avant et arrière, avec assistance électronique. Concrètement, ça freine fort si tu appuies bien, mais il faut un petit temps d’adaptation parce que la trottinette a de l’inertie, surtout à cause de son poids. La marque parle aussi de pentes jusqu’à 28°, ce qui est très ambitieux. Dans la vraie vie, ça veut dire que les grosses côtes urbaines passent sans forcer, mais tu ne vas pas grimper un mur non plus.
En résumé, sur la fiche technique, on a un truc assez complet : puissance, autonomie, suspensions, double frein, pneus tubeless, guidon réglable. Ça coche beaucoup de cases pour quelqu’un qui veut quelque chose de plus sérieux qu’une petite trottinette de ville basique. Mais comme souvent, la vraie question c’est : est-ce que tout ça est bien exploitable au quotidien, ou est-ce que ça devient vite pénible à cause du poids et de l’encombrement ? C’est ce que j’ai essayé de voir en l’utilisant tous les jours.
Points Forts
- Puissance et reprises très correctes, même en côte
- Confort de roulage au-dessus de la moyenne grâce à la double suspension et aux pneus de 10 pouces
- Autonomie suffisante pour plusieurs jours de trajets quotidiens sans recharge
Points Faibles
- Poids très élevé (33 kg) qui la rend pénible à porter ou manipuler hors roulage
- Encombrement important, pas idéale pour les transports en commun ou les petits appartements
Conclusion
Note de la rédaction
La KuKirin G2 Master, c’est clairement une trottinette pour ceux qui veulent quelque chose de sérieux, pas un gadget. Elle est puissante, confortable sur les routes abîmées, et l’autonomie permet de faire des trajets quotidiens sans recharger tous les soirs. Entre la double suspension, les pneus tubeless et le double moteur, tu as vraiment l’impression d’être sur un petit scooter électrique plutôt que sur une trottinette classique. Pour un usage domicile–boulot sur plusieurs kilomètres, avec quelques côtes, elle fait bien le job.
Par contre, il faut accepter les contraintes : 33 kg à déplacer, un gabarit encombrant, un temps de charge long, et une machine qui n’est pas faite pour être portée dans les escaliers tous les jours. Ce n’est pas la trottinette « tout public » qu’on conseille à n’importe qui. Je la vois plutôt pour quelqu’un qui a un local, un garage ou un ascenseur, et qui veut vraiment remplacer des trajets voiture sur des distances moyennes. Si tu cherches léger, ultra transportable et discret, passe ton chemin. Si tu veux un engin solide, puissant et que le poids ne te fait pas peur, là, elle devient intéressante.