Test Kukirin G2 : une trottinette puissante mais pas si “urbaine” que ça

Test Kukirin G2 : une trottinette puissante mais pas si “urbaine” que ça

Dorian Lancereau
Dorian Lancereau
Consultant sécurité
28 juillet 2026 1 min de lecture

Résumé

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Rapport qualité-prix : intéressant, si tu acceptes les compromis

★★★★★ ★★★★★

Design et ergonomie : costaud, pas discret

★★★★★ ★★★★★

Batterie et autonomie : chiffres annoncés vs réalité

★★★★★ ★★★★★

Confort et conduite : vraiment agréable sur route pourrie

★★★★★ ★★★★★

Finition et impression de solidité : ça inspire confiance, avec quelques réserves

★★★★★ ★★★★★

Performances et freinage : ça pousse fort, ça freine fort

★★★★★ ★★★★★

Ce que propose vraiment la Kukirin G2 sur le papier

★★★★★ ★★★★★

Points Forts

  • Moteur 800 W qui gère bien les côtes et les gabarits lourds
  • Confort très correct grâce aux pneus tubeless 10 pouces et à la double suspension
  • Freinage puissant avec double disque + E-ABS, rassurant à vitesse élevée

Points Faibles

  • Poids élevé (environ 25 kg), pénible à porter au quotidien
  • Autonomie réelle plus faible que les 50–60 km annoncés pour un adulte de gabarit moyen
Marque MIWEN

Une trottinette qui envoie, mais pas pour tout le monde

J’ai utilisé la Kukirin G2 pendant un peu plus de deux semaines pour aller au boulot, faire quelques courses et tester deux-trois chemins un peu pourris près de chez moi. Je venais d’une trottinette urbaine plus classique autour de 350 W, donc le saut vers un moteur de 800 W se sent tout de suite. On sent que c’est pensé plus “tout-terrain / grosse trottinette” que simple trottinette de ville minimaliste. Dès les premiers mètres, tu comprends que ce n’est pas un jouet pour ados, même si la fiche produit parle d’“adolescents”.

Concrètement, je l’ai utilisée sur environ 80 km en tout, avec des trajets de 8 à 12 km par jour, mélange de piste cyclable, petites côtes et pavés dégueulasses. Mon poids tourne autour de 80 kg, donc je suis dans la plage classique d’utilisation. J’ai surtout roulé en mode limité à 25 km/h, et j’ai testé les modes débridés sur une voie privée pour voir ce que ça donne. Ça permet de se faire une idée un peu réaliste par rapport aux chiffres annoncés dans la fiche Amazon.

Ce qui m’a frappé dès le début, c’est le côté massif de l’engin : presque 25 kg, gros pneus de 10 pouces, double suspension, gros deck. On n’est pas du tout sur une trottinette qu’on plie et qu’on porte dans les escaliers comme si de rien n’était. Elle est pliable, oui, mais ce n’est pas « légère ». Donc si tu cherches un truc ultra compact à trimballer partout, il faut le savoir avant. Par contre, une fois en route, tu sens bien la stabilité et le confort, surtout sur les routes un peu pourries.

En résumé pour l’intro : la Kukirin G2, c’est une trottinette plutôt orientée puissance et confort que vraie mobilité urbaine légère. Elle a des points très bons (pêche du moteur, confort, freinage) et quelques trucs qui m’ont un peu saoulé (poids, encombrement, autonomie un peu optimiste). Ce n’est pas un mauvais choix, mais il faut être clair sur l’usage : si tu veux juste faire 2 km pour aller au métro avec un truc ultra compact, ce n’est pas le bon modèle. Si tu veux un engin solide pour des trajets un peu plus longs et des routes pas toujours propres, là ça commence à devenir intéressant.

Rapport qualité-prix : intéressant, si tu acceptes les compromis

★★★★★ ★★★★★

Niveau rapport qualité-prix, je trouve la Kukirin G2 plutôt bien placée, surtout quand elle est en promo. Pour le tarif, tu as un moteur de 800 W, une batterie 48 V 15,6 Ah, double frein à disque, grosse suspension, pneus tubeless et un ensemble qui tient bien la route en termes de confort et de performances. Si tu compares à des modèles de grandes marques affichant des specs similaires, tu payes souvent plus cher pour moins de puissance ou une batterie plus petite.

Par contre, le prix plus bas se ressent sur certains points : marque peu connue, SAV à distance, manuel moyen, pas de réseau de réparateurs officiels, et une autonomie un peu gonflée sur la fiche. Ça ne veut pas dire que c’est une arnaque, mais il faut être conscient que tu n’achètes pas un produit premium avec support béton. C’est un peu le deal classique des produits chinois bien équipés : tu en as beaucoup pour ton argent, mais tu assumes une part de risque sur la durée et le suivi.

Pour quelqu’un qui veut une trottinette puissante, confortable, capable de porter un gabarit un peu lourd, de grimper des côtes et d’encaisser des routes moyennes sans exploser son budget, la G2 a du sens. Tu en auras clairement plus sous le pied qu’avec les trottinettes urbaines d’entrée de gamme. Par contre, si tu cherches un truc ultra léger, hyper compact, avec une image de marque forte et un SAV local, ce n’est pas la bonne cible. Tu seras probablement mieux avec un modèle plus simple mais mieux implanté en France.

En résumé, pour le prix, je dirais que c’est un « bon plan » pour un utilisateur un peu bricoleur, prêt à mettre les mains dans le cambouis si jamais il y a un pépin et qui veut surtout de la puissance et du confort. Si tu es allergique au moindre souci technique et que tu veux que tout soit géré par un magasin physique, ce n’est pas forcément pour toi. Le rapport qualité-prix est bon, mais ce n’est pas sans contrepartie.

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Design et ergonomie : costaud, pas discret

★★★★★ ★★★★★

Niveau design, la Kukirin G2 fait clairement « grosse trottinette ». Couleur noire, cadre massif, gros bras de suspension, plateau large : ça ne cherche pas à être discret ou ultra design, c’est plutôt dans l’esprit « engin costaud ». Perso, j’aime bien ce côté un peu brut, mais faut assumer que tu ne passes pas inaperçu, surtout comparé aux petites trottinettes fines type Xiaomi. Si tu la gares dans le hall d’un immeuble ou au bureau, ça prend visuellement et physiquement plus de place.

Le deck est large, et ça c’est un vrai bon point. Tu peux facilement mettre les deux pieds de biais sans être serré, ce qui est plus confortable sur les longs trajets. La hauteur du guidon est correcte pour quelqu’un d’environ 1m70–1m85. Au-dessus, tu risques d’être un peu penché, en dessous ça passe bien. Les commandes sont classiques : gâchette d’accélération, frein gauche/droit, affichage central. L’écran LED est lisible, même en plein jour, et affiche la vitesse, la batterie, le mode, etc. Par contre, l’écran « tactile » vendu comme argument, je trouve ça un peu gadget : oui, tu peux changer quelques réglages dessus, mais tu ne vas pas y passer ta vie.

Le système d’éclairage est plutôt complet : phare avant, feux latéraux, feu arrière et feu stop. La visibilité est bonne la nuit, à la fois pour voir et être vu. Pour rouler tôt le matin ou tard le soir, ça rassure. Je ne dirais pas que ça remplace un bon éclairage vélo dédié si tu roules dans le noir total, mais en ville, ça fait le job. Le côté « visibilité 360° » n’est pas du marketing pur, tu te sens quand même mieux vu qu’avec une simple LED minuscule à l’arrière.

Côté ergonomie, le pliage est assez simple, mais le problème, ce n’est pas le mécanisme, c’est le poids. Oui, tu peux la plier en quelques secondes pour la mettre dans un coffre de voiture ou la ranger, mais la porter dans des escaliers ou pour monter un étage, c’est vite relou. Les 25 kg, tu les sens bien. Pour quelqu’un qui doit faire beaucoup d’intermodal (bus + métro + escaliers + bureau), ce n’est pas idéal. Pour quelqu’un qui la sort du garage, roule, puis la replie pour la mettre dans un coffre, là, ça colle beaucoup mieux.

Batterie et autonomie : chiffres annoncés vs réalité

★★★★★ ★★★★★

Sur la fiche, ils annoncent 50–60 km d’autonomie avec la batterie 48 V 15,6 Ah, testés avec un poids de 65 kg et une vitesse moyenne. Dans la vraie vie, avec mes 80 kg, un peu de vent, des côtes et une utilisation surtout en mode 2–3 à 20–25 km/h, je suis plus autour de 30–40 km d’autonomie confortable. Au-delà, ça commence à chuter et tu sens la trottinette moins vive. Donc si tu comptes faire 25 km aller-retour par jour, ça passe, mais tu ne vas pas avoir un énorme tampon de sécurité.

La jauge de batterie sur l’écran est correcte, mais comme souvent sur ce type de produit, elle a tendance à être un peu optimiste au début, puis à descendre plus vite sur la fin. J’ai remarqué que les deux premières barres tiennent bien, puis les suivantes descendent plus rapidement, surtout si tu enchaînes les montées. Rien de choquant, c’est assez classique, mais il ne faut pas se fier uniquement à la première impression « ça ne descend pas, c’est génial ».

Le temps de charge annoncé est de 7 à 9 heures. De mon côté, sur une batterie presque vide, je suis plutôt autour de 8 bonnes heures pour un plein complet. Donc clairement, c’est charge de nuit. Il n’y a pas de charge rapide, et vu la capacité de la batterie, ce n’est pas très surprenant à ce niveau de prix. Le chargeur fait un peu de bruit (ventilo léger), rien de dramatique mais ce n’est pas totalement silencieux si tu le laisses dans une pièce calme.

Pour résumer : l’autonomie annoncée est un peu optimiste, comme d’habitude. En usage réel mixte (ville + quelques côtes + 80 kg), compter 30–40 km, c’est plus honnête. Si tu es plus léger, que tu restes en mode éco à 15–20 km/h sur du plat, tu pourras sûrement t’approcher des 45–50 km, mais ce ne sera pas la norme pour tout le monde. Ça reste correct pour le segment, mais il ne faut pas acheter en pensant faire 60 km à 25 km/h sans recharger, ce n’est pas réaliste.

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Confort et conduite : vraiment agréable sur route pourrie

★★★★★ ★★★★★

Le gros point fort pour moi, c’est le confort de roulage. Les pneus tubeless de 10 pouces + la double suspension avant/arrière, ça change la vie par rapport aux petites trottinettes à pneus pleins ou avec une seule suspension symbolique. Sur les pavés, les raccords de bitume, les trous et les graviers, tu n’as pas l’impression que tout ton corps va se démonter. Les vibrations sont bien filtrées, et tu peux rouler à 20–25 km/h sur une route moyenne sans serrer les dents à chaque bosse.

La position de conduite est plutôt naturelle. Le deck large permet de bien caler ses pieds, et on n’a pas l’impression d’être en équilibre précaire. Sur les longs trajets (10 km d’un coup), je n’ai pas eu de grosses douleurs dans les jambes ou le dos, ce qui m’arrive plus vite sur des trottinettes plus petites. Le poids de la machine aide aussi à la stabilité : tu es un peu « scotché » à la route, ça ne part pas dans tous les sens au moindre nid-de-poule. En contrepartie, pour la manœuvrabilité à basse vitesse, ce n’est pas aussi vif qu’un petit modèle léger, surtout pour faire demi-tour dans un espace serré.

Niveau bruit, le moteur reste raisonnable, tu entends un léger sifflement mais rien de gênant. Pas de grincements bizarres au niveau de la suspension pendant mon test, mais ça, il faudra voir dans le temps si ça tient ou si ça commence à couiner après quelques mois. Pour l’instant, RAS après environ 80 km. Les poignées sont correctes, pas ultra molles mais assez confortables. Si tu es sensible des mains, tu pourras toujours rajouter des gants, mais de base, ça va.

Un point à noter : la trottinette est annoncée pour une charge maxi de 120 kg. Je ne pèse pas autant, mais j’ai testé avec un sac à dos bien chargé et ça ne bronche pas. La suspension ne s’écrase pas complètement, on ne sent pas de talonnage violent. Pour quelqu’un de gabarit costaud qui cherche une trottinette qui ne fait pas jouet, c’est un bon argument. Globalement, sur le confort, je mettrais une bonne note : ce n’est pas parfait, mais pour le prix, c’est franchement au-dessus de beaucoup de modèles « urbains » plus basiques.

Finition et impression de solidité : ça inspire confiance, avec quelques réserves

★★★★★ ★★★★★

Sur la qualité perçue, j’ai été plutôt rassuré. Le cadre fait solide, pas de jeu bizarre dans la colonne de direction après mes trajets, le système de pliage ne m’a pas semblé brinquebalant. Les soudures ne sont pas des œuvres d’art, mais ça a l’air sérieux. On sent que la trottinette est conçue pour encaisser un peu plus que de la simple piste cyclable lisse. Les bras de suspension sont costauds, rien ne donne l’impression de pouvoir casser au premier trottoir mal pris.

Les pneus tubeless sont un bon point pour limiter les crevaisons. Je n’ai pas eu de problème sur mes tests, même en passant sur des petits graviers et des morceaux de verre (pas énormes, mais quand même). Après, ça reste des pneus : si tu roules dans des clous, tu crèveras comme tout le monde. La bande de roulement semble assez épaisse, donc je pense qu’ils tiendront un moment avant d’être complètement lisses. Les jantes n’ont pas pris de pet particulier malgré quelques chocs un peu secs sur des trous que je n’avais pas vus.

Là où je suis un peu plus prudent, c’est sur le long terme : la marque est relativement peu connue, et on n’a pas beaucoup de recul sur des G2 qui ont deux ou trois ans. Le SAV est annoncé comme « support technique à vie », mais ça reste un mail en Chine, pas un atelier à côté de chez toi. Donc si tu es du genre à garder ton matériel très longtemps et à vouloir des pièces dispo facilement, c’est un point à prendre en compte. Pour l’instant, après une petite centaine de kilomètres, rien n’a bougé de façon inquiétante, mais je ne peux pas faire semblant d’avoir un recul de 2 ans.

Pour l’usage quotidien normal (trajets boulot, un peu de tout-terrain léger, pluie légère de temps en temps), je pense que la trottinette tiendra correctement si tu fais un minimum d’entretien : resserrer quelques vis de temps en temps, vérifier la pression des pneus, éviter les gros chocs inutiles. Ce n’est pas un tank indestructible, mais ce n’est pas non plus un jouet fragile. Disons que ça inspire plus confiance que certaines trottinettes « no name » ultra cheap, sans atteindre le niveau de finition d’une marque haut de gamme bien installée.

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Performances et freinage : ça pousse fort, ça freine fort

★★★★★ ★★★★★

En performance pure, la Kukirin G2 envoie clairement plus que les trottinettes 350–500 W classiques. L’accélération est nette, surtout en mode non bridé. Sur route plate, même en restant dans les 25 km/h légaux, tu atteins vite ta vitesse, sans avoir l’impression de forcer. En montée, là où mon ancienne trottinette tombait à 10–12 km/h, la G2 tient plutôt bien autour de 18–22 km/h selon la pente. Ils annoncent 20° de pente maxi : ça me paraît un peu optimiste pour garder une bonne vitesse, mais pour les côtes urbaines normales, ça passe sans souci.

Les 6 modes (3 bridés, 3 débridés) sont un peu overkill à mon goût. En pratique, j’ai surtout utilisé le mode 2 et 3 en version bridée. Les modes débridés, j’ai testé sur une voie privée : oui, tu sens la différence, ça grimpe bien au-dessus des 30 km/h et ça a encore de la réserve. Mais honnêtement, pour rouler en ville, c’est juste dangereux et illégal, donc ce n’est pas vraiment un argument pour moi. Disons que ça montre que le moteur a de la marge, ce qui est rassurant pour les montées et les charges lourdes.

Côté freinage, double disque + E-ABS, ça se sent bien. Les freins mordent fort, peut-être même un peu trop au début si tu n’es pas habitué. Il faut prendre le coup pour doser, surtout à l’avant, sinon tu peux bloquer et partir un peu sur l’avant. Une fois que tu t’y fais, tu peux vraiment t’arrêter en quelques mètres même à bonne vitesse. Les 4 à 10 m annoncés pour l’arrêt d’urgence, ça me paraît cohérent selon la vitesse et l’état de la route. En tout cas, je préfère largement ça à un freinage mou où tu pries pour t’arrêter à temps.

Sur sol mouillé, j’ai roulé sous une petite pluie (IPX4). Ça tient, mais comme pour toutes les trottinettes, il faut rester calme : freinage plus doux, éviter les virages brusques, etc. Les pneus accrochent correctement, mais ce n’est pas magique. Je ne roulerais pas sous grosse pluie avec, déjà pour ma sécurité et aussi pour préserver la machine. En termes de ressenti global, la trottinette donne une impression de puissance maîtrisée, à condition de ne pas jouer au héros en mode débridé sur la voie publique.

Ce que propose vraiment la Kukirin G2 sur le papier

★★★★★ ★★★★★

Sur le papier, la Kukirin G2 coche pas mal de cases : moteur de 800 W, batterie 48 V 15,6 Ah, autonomie annoncée de 50 à 60 km, pneus tubeless 10 pouces, double suspension, double frein à disque + E-ABS, écran LED « intelligent », pliage, IPX4, charge maxi 120 kg. Dit comme ça, ça fait beaucoup pour le prix auquel on la trouve en promo sur Amazon, surtout quand on compare à des modèles de marques plus connues qui offrent moins de puissance pour plus cher.

En pratique, la trottinette arrive semi-montée : il faut fixer le guidon, vérifier quelques vis et gonfler un peu les pneus si besoin. Il y a un petit kit d’outils fourni, ça fait l’affaire. Compte une bonne demi-heure tranquille si tu n’es pas bricoleur, moins si tu as l’habitude. Le manuel est correct, pas hyper détaillé mais suffisant pour démarrer. Rien de compliqué, mais il faut quand même vérifier le serrage de tout, surtout sur une machine qui peut monter à plus de 40 km/h en mode débridé.

La marque n’est pas ultra connue (Kukirin / MIWEN, fabricant à Shenzhen), donc on n’est pas sur le même niveau de confiance qu’un gros constructeur déjà bien installé. Il y a une garantie d’un an sur le cadre et 180 jours sur la batterie, moteur et pièces d’usure, avec un mail de contact. Sur ce point, je reste un peu prudent : c’est bien d’avoir écrit noir sur blanc, mais ça ne vaut pas un SAV local avec magasin physique. Là, on est clairement sur du produit chinois vendu via Amazon avec support à distance. Certains s’en fichent, d’autres seront plus frileux.

Pour l’usage recommandé, ils annoncent à la fois “commuting urbain” et “off-road”. Honnêtement, c’est plus une trottinette hybride orientée confort et puissance qu’un vrai engin off-road hardcore. Les pneus et la suspension gèrent bien les chemins dégradés, les graviers et les pavés, mais tu ne vas pas faire de la descente en montagne avec. Pour de la ville + pistes un peu pourries + petits chemins, ça colle bien. La limite principale, ce n’est pas la puissance, c’est la législation et la sécurité : en France, tu es censé rester à 25 km/h sur voie publique, donc tout le délire des 35/45 km/h, c’est à garder pour terrain privé.

Points Forts

  • Moteur 800 W qui gère bien les côtes et les gabarits lourds
  • Confort très correct grâce aux pneus tubeless 10 pouces et à la double suspension
  • Freinage puissant avec double disque + E-ABS, rassurant à vitesse élevée

Points Faibles

  • Poids élevé (environ 25 kg), pénible à porter au quotidien
  • Autonomie réelle plus faible que les 50–60 km annoncés pour un adulte de gabarit moyen

Conclusion

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

La Kukirin G2, ce n’est pas la petite trottinette de ville légère qu’on plie et qu’on porte partout. C’est un engin assez lourd, puissant, confortable, pensé pour des trajets un peu plus sérieux et des routes pas toujours propres. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est le combo moteur 800 W + double suspension + pneus tubeless : les montées se gèrent sans stress, les pavés et les trous sont beaucoup plus supportables, et le freinage est vraiment efficace. Pour quelqu’un qui fait 10–20 km par jour sur des routes moyennes, c’est clairement agréable.

Les points qui fâchent un peu : le poids (environ 25 kg), l’autonomie réelle plus proche de 30–40 km que des 55 km annoncés pour un adulte de gabarit classique, et le fait que la marque soit encore assez peu connue, avec un SAV à distance. Ce n’est pas rédhibitoire, mais il faut le garder en tête avant d’acheter. Si tu veux un truc ultra compact, super facile à porter et avec un réseau de service bien installé, ce n’est pas le bon modèle.

Pour moi, cette trottinette s’adresse surtout à : des adultes plutôt costauds ou exigeants sur le confort, qui ont des trajets quotidiens un peu longs, des côtes à passer, ou des routes moyennes à pourries. Si tu es prêt à accepter le poids et à gérer un produit de marque moins connue, tu en auras pas mal pour ton argent. Ceux qui devraient passer leur chemin : les utilisateurs qui font beaucoup d’intermodal (métro, bus, escaliers), ceux qui veulent absolument un SAV en magasin, et ceux qui cherchent une trottinette ultra discrète et minimaliste. Dans sa catégorie « puissante et confortable à prix contenu », la Kukirin G2 fait le job, avec quelques compromis assumés.

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Sous-notes

Rapport qualité-prix : intéressant, si tu acceptes les compromis

★★★★★ ★★★★★

Design et ergonomie : costaud, pas discret

★★★★★ ★★★★★

Batterie et autonomie : chiffres annoncés vs réalité

★★★★★ ★★★★★

Confort et conduite : vraiment agréable sur route pourrie

★★★★★ ★★★★★

Finition et impression de solidité : ça inspire confiance, avec quelques réserves

★★★★★ ★★★★★

Performances et freinage : ça pousse fort, ça freine fort

★★★★★ ★★★★★

Ce que propose vraiment la Kukirin G2 sur le papier

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