Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant pour gros rouleurs, overkill pour les autres
Design : look agressif et encombrement assumé
Batterie et autonomie : 150 km annoncés… dans des conditions idéales
Confort : très bon sur la route, beaucoup moins dès qu’il faut la porter
Solidité et finition : ça inspire confiance, mais quelques doutes à long terme
Performance : ça arrache fort, surtout en double moteur
Présentation : un monstre de puissance… bridé à 25 km/h
Points Forts
- Puissance très élevée avec les 2 moteurs de 1400 W, démarrages et montées faciles
- Confort de roulage grâce aux suspensions hydrauliques et aux pneus 10 pouces
- Freinage efficace avec freins hydrauliques avant/arrière + e-brake
- Autonomie réelle solide (60–80 km selon usage), adaptée aux longs trajets
Points Faibles
- Poids très élevé (37,5 kg) qui la rend pénible à porter et peu pratique en multimodal
- Autonomie annoncée de 150 km très optimiste par rapport à l’usage réel
- Temps de charge long (environ 13 h) et batterie garantie seulement 1 an
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Vsett |
Une trottinette qui joue clairement dans la cour des grandes
J’ai roulé une bonne quinzaine de jours avec cette VSETT 10 Plus Super, en gros tous les jours pour aller bosser et quelques sorties plus longues le week-end. Autant le dire tout de suite : on n’est pas sur la petite trottinette pour faire 2 km jusqu’au métro. C’est un gros engin, lourd, puissant, qui se rapproche plus d’un petit deux-roues type 50cc dans l’usage que d’un simple gadget de ville. Si tu viens d’une Xiaomi ou d’une Ninebot d’entrée de gamme, tu vas clairement changer de monde.
Ce qui m’a frappé dès le début, c’est le côté « trop » de la machine : trop lourde, trop puissante pour la ville classique, mais en même temps très rassurante quand tu roules, avec de vrais freins, de vraies suspensions, et une sensation de stabilité que je n’avais pas sur mes anciennes trotts. On sent que c’est pensé pour aller vite et loin, pas juste pour faire joli sur la piste cyclable.
Par contre, faut être honnête : ce n’est pas un jouet. 37,5 kg à manipuler, ça pique. La monter dans un appartement sans ascenseur ou la mettre dans un coffre souvent, ça devient vite pénible. Et même pliée, elle reste encombrante. Donc si tu cherches une trottinette que tu portes dans le RER tous les jours, c’est clairement pas le bon plan.
En résumé pour l’intro : la VSETT 10 Plus Super, c’est une trottinette pour ceux qui veulent quasiment remplacer un scooter thermique par un truc électrique. Si tu veux juste un moyen de transport léger et discret, passe ton chemin. Si tu veux un truc costaud qui envoie, là ça commence à devenir intéressant, même si tout n’est pas parfait, surtout à ce niveau de prix.
Rapport qualité-prix : intéressant pour gros rouleurs, overkill pour les autres
On est clairement sur un produit qui n’est pas donné. Pour le prix auquel on trouve la VSETT 10 Plus Super, tu peux facilement acheter deux ou trois trottinettes d’entrée de gamme. La question, c’est donc : est-ce que ça vaut le coup de mettre autant dans une seule machine ? Pour moi, ça dépend vraiment de ton usage. Si tu fais 5 km par semaine, c’est du gâchis total. Si tu comptes remplacer une bonne partie de tes trajets en voiture ou en scooter, là ça commence à se défendre.
Concrètement, tu en as pour ton argent en termes de puissance, confort de roulage, freinage et autonomie. Ce ne sont pas juste des options gadgets, ce sont des choses que tu ressens dès les premiers kilomètres. La double motorisation, les suspensions hydrauliques, les freins hydrauliques, tout ça se paie, mais c’est utile au quotidien si tu roules beaucoup. Par rapport à certaines concurrentes de même gamme, on est dans les mêmes ordres de prix, donc ce n’est pas délirant non plus.
Par contre, il faut être lucide : pour un usage purement urbain, sur pistes cyclables plates, à 25 km/h max, tu n’exploites pas la moitié du potentiel de la machine. Dans ce cas, une trottinette plus légère et moins chère ferait largement l’affaire. Là, tu paies surtout pour la réserve de puissance, la grosse batterie et le côté tout-terrain que tu n’utiliseras peut-être pas tant que ça. Sans parler du temps de charge et du poids, qui sont des vraies contraintes.
Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est correct si tu sais pourquoi tu la prends : gros trajets réguliers, relief, envie de puissance, et pas de problème pour stocker un engin de presque 40 kg. Si tu es plus dans le mode « petite trottinette pratique pour la ville », tu vas juste claquer beaucoup d’argent pour un truc trop lourd, trop puissant, et pas si pratique que ça au quotidien. Donc à bien réfléchir avant de signer.
Design : look agressif et encombrement assumé
Visuellement, la VSETT 10 Plus Super en noir et jaune, ça ne passe pas inaperçu. Le design fait très « engin de sport » avec un gros deck, un guidon massif, des câbles visibles, des suspensions bien apparentes. Personnellement j’aime bien, ça fait sérieux et pas jouet. Par contre, si tu cherches quelque chose de discret, c’est raté. Tu te fais remarquer, surtout avec l’éclairage LED et les clignotants qui clignotent bien fort la nuit.
Le gabarit est imposant : environ 130 cm de long, 63 cm de large, 136 cm de haut. Même pliée, elle reste longue et assez haute. Dans un petit appartement, tu la sens passer. Je l’ai stockée dans un couloir, et clairement ça bloque le passage. Dans un coffre de voiture, ça rentre, mais pas dans toutes, et il faut souvent réorganiser le reste. Le système de pliage tient la route, mais on sent que ce n’est pas fait pour être plié/déplié dix fois par jour.
Ce que j’ai bien aimé, c’est le guidon réglable en hauteur. Ça paraît bête, mais pour quelqu’un d’assez grand (je fais 1m85), ça change tout. On n’a pas l’impression d’être penché comme sur certaines trottinettes trop basses. Les poignées sont ergonomiques, le tableau de bord est lisible, et tous les boutons (mode, clignotants, klaxon) tombent bien sous les doigts. On sent qu’ils ont réfléchi à l’ergonomie de base.
En revanche, côté discrétion et praticité urbaine, c’est moyen. Le combo taille + poids fait que tu ne la portes quasiment jamais à la main. Pour moi, c’est une trottinette qui reste majoritairement au sol : tu la sors de chez toi, tu roules, tu la gares. La partie design est donc réussie pour le côté « machine de route » et visibilité, mais beaucoup moins pour le côté « objet qu’on transporte partout ». À garder en tête avant l’achat.
Batterie et autonomie : 150 km annoncés… dans des conditions idéales
La marque annonce jusqu’à 150 km d’autonomie. En pratique, on n’y est clairement pas, sauf si tu fais 60 kg, que tu roules en mode éco, un seul moteur, sur du plat, à 20 km/h. Dans mon cas (85 kg, mix ville/périph, souvent en double moteur, vitesse proche du max autorisé), je suis plutôt autour de 60 à 80 km réels avant de commencer à voir la batterie sérieusement baisser. Ce qui est déjà très bien, mais faut pas rêver sur les chiffres marketing.
Sur mes trajets quotidiens de 15 km, je consommais entre 15 et 25 % de batterie selon le vent, le relief et ma façon de rouler. En gros, tu peux faire plusieurs jours sans recharger si tu n’es pas tout le temps en mode bourrin. Pour une utilisation domicile-travail, ça fait le job largement. Pour les longues balades du week-end, j’ai réussi à faire une boucle d’environ 55 km avec encore un peu de marge, mais on sentait la perte de patate sur la fin, surtout en côte.
Le temps de charge de 13 heures pique un peu. C’est long. Le double port de charge est pratique, mais ça reste une grosse batterie à remplir. Perso, je la branchais le soir et je la laissais la nuit, mais si tu oublies de la charger et que tu as besoin de repartir pour un long trajet, tu es un peu coincé. On n’est pas sur un truc que tu recharges vite fait en 2 heures avant de sortir.
L’écran LED permet de suivre le niveau de batterie, mais comme souvent, l’indication varie pas mal selon si tu accélères fort ou si tu es en descente. Il faut apprendre à lire la jauge avec un peu de recul. Au global, l’autonomie est franchement bonne pour ce type de machine, mais la promesse des 150 km, pour moi, c’est surtout un chiffre théorique. Si tu comptes faire régulièrement plus de 80 km en une seule sortie, il faudra vraiment rouler cool et éviter le double moteur en permanence.
Confort : très bon sur la route, beaucoup moins dès qu’il faut la porter
Niveau confort de roulage, j’ai été agréablement surpris. Les suspensions hydrauliques réglables avant et arrière font vraiment le taf. Les pavés, les nids-de-poule raisonnables, les raccords de bitume, ça passe bien mieux que sur une trottinette basique. On sent encore les chocs, mais ça ne te casse pas les poignets. Sur les chemins en gravier ou les pistes un peu dégradées, c’est largement gérable. On n’est pas sur un VTT, mais pour une trottinette, c’est franchement pas mal.
Les pneus de 10 pouces gonflables aident aussi beaucoup. Tu as une bonne stabilité, et la largeur du deck permet de bien placer tes pieds. Je peux rouler longtemps sans avoir besoin de changer trop souvent de position. Le guidon réglable en hauteur permet d’ajuster pour ne pas être trop courbé, ce qui est important quand tu fais 20-30 km d’affilée. Les poignées sont correctes, pas les plus confortables du monde, mais je n’ai pas eu de douleurs particulières.
Là où ça se gâte, c’est sur le confort hors roulage. Avec 37,5 kg, la moindre marche, escalier ou trottoir à franchir à la main devient pénible. Pour monter deux étages avec, j’ai essayé une fois, je ne le referai pas. Même la charger dans le coffre tout seul, ça se fait, mais tu le sens dans le dos. Donc niveau confort d’usage au quotidien, ça dépend vraiment de ta situation : si tu as un ascenseur et un garage, ça va. Si tu dois la porter régulièrement, oublie.
En résumé, sur la route, c’est une trottinette confortable, stable, qui filtre bien les imperfections et qui ne fatigue pas trop sur la durée. Par contre, dès que tu dois la manipuler à la main, tu regrettes un peu de ne pas avoir pris un modèle plus léger. C’est vraiment un point à prendre en compte avant de sortir la carte bleue.
Solidité et finition : ça inspire confiance, mais quelques doutes à long terme
Sur les deux semaines où je l’ai utilisée, rien n’a bougé de façon inquiétante. Le cadre en alliage d’aluminium / acier est massif, les soudures ont l’air propres, et il n’y a pas de jeu bizarre dans la colonne de direction ou le mécanisme de pliage. Quand tu roules, tu n’entends pas de grincements suspects, juste les bruits normaux de la route et des suspensions qui travaillent. Ça donne une impression de solidité globale plutôt rassurante.
Les freins hydrauliques ont gardé la même puissance tout le long du test, sans perte flagrante. Les suspensions n’ont pas commencé à claquer ou fuir, ce qui est déjà bon signe. Par contre, ça reste du matériel qui demande un minimum d’entretien : purge des freins, vérification des vis, pression des pneus, etc. Si tu n’es pas prêt à mettre un peu les mains dedans ou à passer chez un réparateur de temps en temps, tu risques de laisser la trottinette se dégrader plus vite que prévu.
Un point qui m’a un peu fait tiquer, c’est la batterie garantie seulement 1 an, alors que le reste est garanti 2 ans (hors pièces d’usure). Vu le prix de la machine, j’aurais aimé un peu plus de confiance affichée sur la batterie. Après, en deux semaines, impossible de juger la vraie tenue dans le temps, mais c’est un élément à garder en tête. Pareil pour certains plastiques autour de l’écran et des commandes, qui font un peu moins « premium » que le reste de la structure.
Globalement, pour le moment, ça fait sérieux, mais on sent aussi que ça reste un produit fabriqué en Chine avec une philosophie « gros specs, grosse puissance ». Si tu entretiens un minimum, je pense que ça peut durer, mais ce n’est pas non plus un tank indestructible. Et vu le poids et la puissance, la moindre chute peut coûter cher en pièces. Donc oui, ça semble costaud, mais il faudra être soigneux et accepter un peu d’entretien pour que ça tienne dans la durée.
Performance : ça arrache fort, surtout en double moteur
Niveau performance pure, là on est clairement dans une autre catégorie que les trottinettes classiques. Avec les 2 moteurs de 1400 W, les démarrages sont vraiment violents si tu n’y vas pas mollo sur l’accélérateur. En simple moteur, ça reste déjà très correct pour la ville, tu pars devant les vélos sans souci. Dès que tu passes en double moteur, surtout avec le « mode sport », tu sens que la trottinette veut partir bien plus vite que les 25 km/h autorisés. Le bridage limite la vitesse mais pas vraiment le couple au démarrage.
En côte, c’est là que tu vois la différence. Là où ma vieille trottinette 350 W se traînait à 12 km/h, la VSETT monte sans problème, même avec mes 85 kg, et reste proche de la vitesse max autorisée. Sur des longues montées, tu sens à peine que ça force. Pour quelqu’un qui habite dans une ville avec du relief, c’est très appréciable. Tu n’as plus cette sensation d’être un poids mort dès qu’il y a une pente.
Les freins hydrauliques + e-brake font aussi une grosse différence. Tu peux vraiment freiner fort sans que ça parte dans tous les sens. J’ai fait quelques freinages d’urgence (piéton qui traverse sans regarder, classique) et la trottinette reste plutôt stable. Par contre, si tu freines comme un bourrin en mode sport, tu sens quand même l’arrière qui allège un peu, donc il faut apprendre à doser. Ce n’est pas un vélo de ville, ça reste une machine lourde et puissante.
Globalement, j’ai bien aimé le comportement : ça part fort, ça tient bien la vitesse, et tu ne te sens pas limité dès que tu sors un peu des pistes cyclables. Le revers de la médaille, c’est qu’il faut vraiment rester vigilant. Avec ce niveau de performance, le moindre manque d’attention peut vite faire mal. Pour quelqu’un qui débute totalement en trottinette, je trouve que c’est un peu trop, il vaut mieux avoir déjà roulé sur des modèles plus sages avant de passer là-dessus.
Présentation : un monstre de puissance… bridé à 25 km/h
Sur le papier, la fiche technique fait un peu rire nerveusement : 2 moteurs de 1400 W, donc 2800 W au total, une autonomie annoncée jusqu’à 150 km, une vitesse qui peut monter à 65 km/h (hors bridage), suspensions hydrauliques avant/arrière, freins hydrauliques + e-brake, écran LED 5,5”, clignotants, éclairage complet… En gros, tout ce qu’on attend d’une trottinette « sérieuse » est là. C’est clairement pas une marque de jouets, ça vise les gens qui roulent beaucoup ou qui aiment la puissance.
Concrètement, la trottinette est bridée à 25 km/h pour rester dans les clous. Dans la réalité, on sent bien qu’elle en a largement sous le pied. Les accélérations sont déjà très franches même en restant dans la limite légale. Dès que tu actives les deux moteurs, tu sens que ça tire fort, surtout au démarrage et en côte. Pour rouler en ville, c’est presque « trop », tu te retrouves souvent à devoir doser pour ne pas coller un coup de gaz trop violent.
Niveau usage, je l’ai utilisée sur : environ 15 km par jour en ville, avec pas mal de feux, plus deux sorties de 40-50 km le week-end, mélange piste cyclable, voies rapides limitées à 50, et un peu de chemin en gravier. Elle encaisse tout ça sans broncher. On voit que la machine est pensée pour du trajet quotidien + un peu de fun le week-end. Par contre, l’autonomie de 150 km, on en reparlera, ça dépend énormément de ton poids, de la vitesse et si tu roules en simple ou double moteur.
Au global, la présentation fait un peu « tank électrique » : gros moteur, grosse batterie, gros poids. Ce n’est pas « polyvalent » au sens grand public, c’est plutôt une trottinette pour ceux qui savent déjà qu’ils veulent un gros modèle, avec un budget en conséquence, et qui acceptent les compromis qui vont avec (poids, encombrement, temps de charge).
Points Forts
- Puissance très élevée avec les 2 moteurs de 1400 W, démarrages et montées faciles
- Confort de roulage grâce aux suspensions hydrauliques et aux pneus 10 pouces
- Freinage efficace avec freins hydrauliques avant/arrière + e-brake
- Autonomie réelle solide (60–80 km selon usage), adaptée aux longs trajets
Points Faibles
- Poids très élevé (37,5 kg) qui la rend pénible à porter et peu pratique en multimodal
- Autonomie annoncée de 150 km très optimiste par rapport à l’usage réel
- Temps de charge long (environ 13 h) et batterie garantie seulement 1 an
Conclusion
Note de la rédaction
La VSETT 10 Plus Super, c’est clairement une trottinette pour ceux qui veulent passer un cap et se rapprocher de l’usage d’un petit scooter électrique. Elle coche beaucoup de cases : grosse puissance avec les deux moteurs de 1400 W, bonne autonomie réelle (même si loin des 150 km annoncés), confort de roulage avec les suspensions hydrauliques et pneus 10 pouces, freinage sérieux avec les freins hydrauliques + e-brake, visibilité correcte grâce à l’éclairage complet et aux clignotants. Sur la route, tu te sens en confiance et tu peux enchaîner les kilomètres sans trop souffrir.
Par contre, elle traîne aussi des gros défauts liés à son positionnement : 37,5 kg, un encombrement important, un temps de charge long, une batterie garantie seulement 1 an, et un prix qui la met clairement dans la catégorie « investissement ». Ce n’est pas une trottinette qu’on achète sur un coup de tête. Il faut avoir l’usage qui va avec : trajets réguliers de plusieurs dizaines de kilomètres, un endroit pour la stocker sans la porter tous les jours, et un minimum de motivation pour l’entretenir. Si tu cherches une trottinette légère pour faire de la multimodalité avec train/métro, c’est juste pas adapté.
Pour résumer : je la conseille aux gros rouleurs, à ceux qui ont des côtes, des trajets un peu longs, et qui veulent un engin sérieux qui tient la route. Si tu débutes ou que tu veux juste un truc pratique et discret pour la ville, il y a plus simple, plus léger et moins cher. Elle fait bien le job pour ce qu’elle est censée faire, mais ce n’est clairement pas une trottinette pour tout le monde.