Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si vous exploitez vraiment la machine
Design massif et pratique, mais pas discret
Autonomie : les 70 km annoncés, c’est dans l’idéal
Confort et suspensions : ça filtre bien, mais ça reste une trottinette
Solidité et finitions : ça a l’air costaud, avec quelques réserves
Performances : ça pousse fort, surtout en côte
Ce que propose vraiment cette KuKirin G2 Master
Points Forts
- Double moteur puissant qui gère bien les côtes et les accélérations
- Bonne autonomie réelle pour les trajets domicile-travail (35-50 km selon usage)
- Suspensions hydrauliques et pneus 10 pouces qui améliorent nettement le confort
Points Faibles
- Poids élevé (plus de 33 kg), pénible à porter ou à manipuler souvent
- Autonomie annoncée de 70 km optimiste, atteignable seulement en conditions très calmes
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Kukirin |
Une trottinette qui envoie du lourd… sur le papier
J’ai pris cette KuKirin G2 Master parce que je voulais quelque chose de plus costaud qu’une trottinette « de ville » classique, histoire de faire mes trajets boulot et quelques sorties sur chemins sans que ça rame dans les côtes. Sur la fiche technique, ça vend du rêve : double moteur, grosse batterie 52V 20,8 Ah, 70 km annoncés, suspensions hydrauliques, freins à disque, etc. Sur le papier, on est clairement sur un modèle orienté usage un peu sérieux, pas juste pour faire le tour du quartier.
Je l’ai utilisée surtout pour des trajets de 10 à 15 km aller-retour, avec un peu de dénivelé, plus quelques tests sur chemins gravillonnés et routes bien abîmées. Je fais un peu moins de 80 kg équipé (sac, casque, etc.), donc je ne suis pas ultra léger mais pas au max non plus des 120 kg annoncés. L’idée, c’était de voir si ça tient la route au quotidien, pas juste faire deux tours de parking et dire « c’est génial ».
Globalement, la trottinette donne une impression de machine sérieuse dès la sortie du carton. Elle est lourde, massive, rien à voir avec les petits modèles pliables qu’on porte sous le bras. Faut être clair : si vous cherchez un truc ultra compact pour monter quatre étages sans ascenseur tous les jours, ce n’est pas le bon plan. Par contre, si vous avez un garage, une cave ou un ascenseur correct, ça devient déjà plus jouable.
Dans ce test, je vais surtout parler de ce que ça donne concrètement : comment ça roule, l’autonomie réelle, le confort, les freins, et les quelques points chiants que j’ai rencontrés ou que je vois venir. C’est une bonne machine dans l’ensemble, mais ce n’est pas parfait, et il y a deux-trois trucs à savoir avant de claquer le budget dedans.
Rapport qualité-prix : intéressant si vous exploitez vraiment la machine
En termes de rapport qualité-prix, je dirais que cette KuKirin G2 Master est intéressante, mais pas pour tout le monde. Si c’est pour faire 5 km par semaine sur du plat à 15 km/h, c’est clairement trop. Vous payez pour des choses que vous n’allez pas utiliser : le double moteur, la grosse batterie, les suspensions hydrauliques, etc. Dans ce cas-là, une trottinette deux fois moins chère fera largement le boulot.
Par contre, si vous avez des trajets domicile-travail un peu longs (10-20 km), avec des côtes, de la route pas parfaite et que vous voulez un truc qui tienne le choc, là ça commence à devenir cohérent. La puissance permet de ne pas subir les montées, l’autonomie évite de recharger tous les jours, et le confort est suffisant pour ne pas finir rincé au bout de 30 minutes. Pour ce niveau d’équipement (double moteur, suspensions hydrauliques, double frein à disque, grosse batterie), le prix reste plutôt bien placé par rapport à certains concurrents plus « connus » qui facturent plus cher pour des specs similaires.
Il faut aussi prendre en compte les petits coûts autour : entretien des freins, pneus à changer à un moment, éventuellement quelques pièces à remplacer sur le long terme. Ce n’est pas une trottinette « j’achète et j’oublie », c’est un engin qui demande un minimum de suivi. Si vous acceptez ça et que vous roulez vraiment régulièrement, le coût au kilomètre devient intéressant par rapport à un scooter thermique ou même aux transports si vous êtes dans une zone mal desservie.
En résumé, le rapport qualité-prix est bon pour quelqu’un qui va l’utiliser souvent et exploiter ses capacités. Si vous cherchez juste un petit complément pour faire trois rues, ça n’a pas trop de sens de partir sur une machine de ce gabarit. C’est un peu comme acheter un gros VTT tout suspendu pour rouler uniquement sur la piste cyclable lisse du coin : ça marche, mais ce n’est pas vraiment optimisé.
Design massif et pratique, mais pas discret
Niveau design, on est clairement sur quelque chose de massif. Le châssis en aluminium est bien épais, la potence inspire confiance, et les bras de suspension avant/arrière donnent un look de petite moto plus que de trottinette de centre-ville. C’est un style qui plaira ou pas, mais au moins on a l’impression d’être sur quelque chose de solide. Personnellement, j’aime bien ce côté « engin sérieux », même si ça attire un peu l’œil quand on se gare devant le bureau.
Le gros point à noter, c’est l’ergonomie du poste de pilotage. L’énorme écran LCD est vraiment lisible, même en plein jour. On voit bien la vitesse, le niveau de batterie, le mode, et il y a assez d’infos sans que ça devienne un sapin de Noël. Les poignées sont annoncées ergonomiques, et effectivement elles sont assez confortables, avec une bonne prise en main. Par contre, comme sur beaucoup de trottinettes, il faut un petit temps d’adaptation pour bien choper la position idéale entre hauteur de potence, angle du guidon et placement des mains.
Le système de pliage est correct : ça se plie et se déplie sans galère particulière, mais vu le poids, ce n’est pas quelque chose que vous ferez dix fois par jour. C’est plus un pliage pour transport occasionnel (coffre de voiture, rangement dans un coin) que pour monter/descendre du métro. Le guidon est fixe en largeur, assez large pour être stable, mais du coup, dans les couloirs étroits ou les portes, on sent bien la taille de l’engin.
Un point à garder en tête : avec les pneus de 10 pouces, les suspensions apparentes et le double frein à disque, on n’est pas sur une trottinette « discrète ». Si vous cherchez un modèle passe-partout qu’on remarque à peine, ce n’est pas ça. Par contre, en termes de présence et de sensation de sécurité visuelle, ça fait sérieux. Pour moi, le design est cohérent avec ce que la trottinette veut faire : rouler fort, sur des trajets où on veut être stable et visible.
Autonomie : les 70 km annoncés, c’est dans l’idéal
L’autonomie annoncée de 70 km, c’est comme d’habitude : c’est dans les meilleures conditions possibles. Batterie neuve, mode mono-moteur, vitesse autour de 20 km/h, terrain assez plat et gabarit pas trop lourd. En usage réel, avec un peu de double moteur, quelques accélérations franches et des vitesses plus proches de ce qu’on fait vraiment au quotidien, on est forcément en dessous.
Sur mes trajets typiques (10 à 15 km aller-retour, mélange de plat, quelques côtes, et utilisation assez « normale » du double moteur), je tourne plutôt autour des 35-45 km avant de commencer à voir la batterie descendre sérieusement. En restant sage, mono-moteur la plupart du temps et vitesse modérée, on peut s’approcher des 50-55 km. Les 70 km, honnêtement, c’est jouable seulement si on roule vraiment tranquille et qu’on évite de jouer avec la puissance. Donc oui, l’autonomie est bonne, mais faut pas rêver, ce n’est pas 70 km à fond tout le temps.
L’avantage de la grosse batterie 52V 20,8Ah, c’est qu’on n’a pas l’angoisse de la panne au bout de deux sorties. Pour un usage domicile-travail de 10-15 km par jour, on peut facilement tenir plusieurs jours sans recharger, à condition de ne pas taper dedans comme un malade à chaque sortie. Le système BMS est censé protéger la batterie et optimiser un peu tout ça ; difficile à vérifier, mais je n’ai pas constaté de comportement bizarre de tension qui s’effondre d’un coup.
Par contre, qui dit grosse batterie dit temps de charge. Comptez une bonne nuit pour la remettre à 100 % si vous la videz bien. Ce n’est pas dramatique, mais il faut le savoir. Pour moi, l’autonomie est franchement pas mal pour ce type de machine, mais il faut garder en tête que les chiffres marketing sont toujours optimistes. En usage réel « un peu dynamique », prévoyez plutôt la moitié à deux tiers de ce qui est annoncé, ce qui reste déjà très correct.
Confort et suspensions : ça filtre bien, mais ça reste une trottinette
Le confort est un des points qui m’a le plus surpris dans le bon sens. Les suspensions hydrauliques avant et arrière font clairement la différence par rapport aux trottinettes avec juste un petit ressort symbolique. Sur les pavés, les raccords de bitume, les nids-de-poule légers, on sent que la machine absorbe pas mal de choses. On n’est pas sur un tapis volant, mais pour une trottinette, c’est franchement agréable, surtout si vous faites des trajets un peu longs.
Les pneus de 10 pouces en caoutchouc, combinés aux suspensions, permettent de passer sur des routes abîmées sans avoir l’impression que tout va se démonter. Sur les chemins en gravier ou en terre un peu tassée, ça reste roulable sans trop serrer les dents. Par contre, sur du très cassant ou du terrain vraiment offroad, ça tape quand même. Faut rester réaliste : ce n’est pas un VTT tout suspendu, et si vous foncez dans des trous profonds, vous allez le sentir dans les poignets et les genoux.
La potence réglable est un vrai plus pour le confort global. En ajustant la hauteur, on peut éviter d’être trop penché en avant ou au contraire les bras tendus façon singe. En jouant un peu avec la hauteur et l’angle du guidon, j’ai trouvé une position qui me permet de faire 30-40 minutes de trajet sans avoir mal au dos ou aux épaules. Les poignées sont correctes, on ne glisse pas, et la largeur du guidon apporte une bonne stabilité.
Un point à noter, c’est le poids de la trottinette qui se sent dans les manœuvres à basse vitesse. Pour tourner dans un espace serré ou la pousser à la main, on sent bien les 33 kg. Ce n’est pas ultra confortable si vous devez la déplacer souvent sans rouler. Mais une fois lancée, le confort de roulage est bon pour ce type de produit. En résumé : pour les trajets quotidiens avec route moyenne et quelques imperfections, ça fait bien le job et on arrive moins secoué qu’avec une petite trottinette rigide.
Solidité et finitions : ça a l’air costaud, avec quelques réserves
Niveau solidité, la première impression est plutôt bonne. Le cadre en aluminium est bien massif, la potence ne donne pas l’impression de bouger dans tous les sens, et les bras de suspension ont l’air sérieux. En roulant sur des routes pas très propres et quelques chemins, je n’ai pas entendu de gros craquements suspects. Ça inspire quand même plus confiance que les trottinettes très légères avec des tubes fins.
Côté finitions, on est dans le correct. Ce n’est pas du haut de gamme ultra soigné, mais pour le prix, ça tient la route. Les câbles sont globalement bien rangés, même si certains restent un peu exposés autour de la potence. L’étanchéité IP54, c’est bien pour la pluie légère et les flaques, mais clairement pas pour rouler sous une grosse pluie pendant une heure. J’ai roulé sur route mouillée sans souci particulier, mais je ne m’amuserais pas à faire du sous-bois trempé en continu.
Les freins à disque de 140 mm, c’est un bon point pour la longévité, à condition de faire un minimum d’entretien (resserrage, réglage, changement de plaquettes quand il faut). Pareil pour les pneus : ce sont des pneus de 10 pouces classiques, donc ça se remplace, mais il faut accepter de mettre un peu les mains dedans ou de passer par un atelier quand il y aura une crevaison ou de l’usure. Ce n’est pas propre à cette trottinette, c’est le jeu avec ce genre de machine.
Petit bémol, la disponibilité des pièces détachées est annoncée 1 an. Ça veut dire qu’à moyen terme, il faudra peut-être un peu chercher pour certaines pièces spécifiques si vous gardez la trottinette longtemps. Pour l’instant, rien ne s’est abîmé de façon anormale, mais je garde ça dans un coin de la tête. En gros, ça semble solide pour un usage régulier, mais il faudra accepter un minimum de maintenance et ne pas la traiter comme un simple jouet jetable.
Performances : ça pousse fort, surtout en côte
Sur les performances, là on sent clairement la différence avec une trottinette entrée de gamme. Avec les deux moteurs, le départ est franc, voire un peu brutal si vous n’êtes pas habitué. En mono-moteur, ça reste déjà très correct pour la ville, mais dès qu’on active le double moteur, la trottinette part vraiment bien. Pour les côtes, c’est surtout là que ça devient intéressant : les pentes qui faisaient souffrir ma précédente trottinette passent ici sans ralentir de façon gênante.
La marque annonce une capacité de grimpe jusqu’à 28°. Je n’ai pas sorti le rapporteur, mais sur des rampes bien raides de parking et quelques côtes bien prononcées, elle monte sans broncher avec mes ~80 kg. Ce n’est pas une fusée comme une moto, mais on n’a jamais l’impression qu’elle va caler. Comparé à un modèle 350W ou 500W que j’avais avant, c’est le jour et la nuit en montée. En plat, la vitesse est largement suffisante pour suivre le flux des vélos rapides et des autres trotts un peu sportives.
La stabilité est correcte grâce aux pneus de 10 pouces et aux suspensions. À vitesse soutenue, on se sent plutôt à l’aise, à condition de bien régler la hauteur de la potence et de garder une position un peu fléchie. Sur les chemins en gravier ou les routes défoncées, on sent que la trottinette encaisse mieux que les petits modèles rigides, mais ça reste une trottinette : il faut quand même tenir le guidon fermement et anticiper les gros trous.
Globalement, en termes de performance, si vous venez d’une trottinette simple moteur « urbaine », vous allez sentir la différence tout de suite. Ça accélère fort, ça monte bien, et on se sent plus serein sur les faux plats et les longues lignes droites. Après, ça reste une machine lourde, donc ce n’est pas un jouet : il faut un minimum de sérieux dans la façon de rouler, sinon ça peut vite surprendre.
Ce que propose vraiment cette KuKirin G2 Master
Concrètement, cette G2 Master, c’est une trottinette double moteur 1000W x2, alimentée par une batterie 52V 20,8Ah, avec des pneus de 10 pouces, suspensions hydrauliques avant et arrière, double frein à disque, un gros écran LCD et une potence réglable en hauteur. Elle pèse un peu plus de 33 kg, supporte officiellement jusqu’à 120 kg et la marque annonce jusqu’à 70 km d’autonomie en mode mono-moteur à 20 km/h. Elle est donnée IP54, donc résistante aux projections d’eau et à la poussière, mais pas faite pour être noyée sous un orage tropical non plus.
La trottinette est pliable, mais on reste sur un gros gabarit : environ 126 cm de long, presque 60 cm de large, plus de 1,30 m de haut dépliée. Pliée, ça rentre dans un coffre de voiture moyenne, mais on n’est pas sur un petit modèle léger qu’on trimballe partout. L’écran est vraiment grand, on voit la vitesse, le niveau de batterie, le mode, et quelques infos en plus sans plisser les yeux. La potence réglable est un bon point si vous faites plus ou moins 1m70/1m90, ça permet de trouver une position correcte sans être plié en deux.
Sur l’usage, la marque la vend pour trajets domicile-travail et offroad léger. Il faut aussi préciser un truc important : elle est conforme EN17128, mais annoncée pour terrain privé et zones hors-piste. En gros, selon la législation de votre pays / ville, vous n’êtes pas forcément censé rouler pleine balle sur piste cyclable avec ça. Après, chacun fait comme il veut, mais il vaut mieux être au courant avant d’acheter.
En résumé, sur la présentation, on est sur une trottinette orientée « gros trajet + un peu de fun », pas sur un petit véhicule d’appoint à poser sous le bureau. Si vous cherchez un vrai remplaçant de scooter pour quelques kilomètres par jour, ça commence à avoir du sens. Si c’est juste pour 2 km tout plat, c’est un peu canon pour tuer une mouche.
Points Forts
- Double moteur puissant qui gère bien les côtes et les accélérations
- Bonne autonomie réelle pour les trajets domicile-travail (35-50 km selon usage)
- Suspensions hydrauliques et pneus 10 pouces qui améliorent nettement le confort
Points Faibles
- Poids élevé (plus de 33 kg), pénible à porter ou à manipuler souvent
- Autonomie annoncée de 70 km optimiste, atteignable seulement en conditions très calmes
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la KuKirin G2 Master est une trottinette assez sérieuse, plutôt orientée pour ceux qui ont de vrais trajets à faire et qui veulent quelque chose de plus costaud qu’un petit modèle urbain. La puissance des deux moteurs, la bonne autonomie réelle (même si on est en dessous des 70 km annoncés), les suspensions hydrauliques et les freins à disque en font une machine agréable et rassurante pour rouler quotidiennement, y compris avec des côtes et des routes moyennes. On sent qu’elle est faite pour encaisser un peu plus que la simple piste cyclable toute lisse.
Ce n’est pas parfait non plus : le poids est clairement un inconvénient si vous devez la porter souvent, l’autonomie réelle reste en dessous du chiffre marketing, et il faudra accepter un minimum d’entretien pour garder les freins, les pneus et le reste en bon état. La question du côté « terrain privé / offroad » selon la réglementation est aussi à garder en tête. Pour quelqu’un qui veut remplacer en partie la voiture ou le scooter sur des trajets de 10-20 km, avec un endroit pour la stocker et la recharger, ça a du sens. Pour un usage très léger ou occasionnel, il y a plus simple et moins cher.