Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : plutôt bien placé pour ce qu’elle propose
Design : sobre, un peu tape-à-l’œil mais fonctionnel
Batterie & autonomie : honnête si on reste réaliste
Confort : correct pour la ville, limité par les petites roues
Durabilité & qualité perçue : solide mais pas premium
Performance : ça pousse bien pour du quotidien
Présentation : ce que promet la JOYOR F5 sur le papier
Points Forts
- Moteur 500 W qui offre de bonnes accélérations et gère bien les côtes urbaines
- Freins hydrauliques avant et arrière efficaces et rassurants
- Autonomie réelle suffisante pour une journée de trajets urbains (25-35 km selon usage)
Points Faibles
- Roues de 8,5 pouces qui limitent le confort sur les revêtements très dégradés
- Guidon non réglable et finitions un peu basiques pour les plus exigeants
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | JOYOR |
Une trottinette pour tous les jours, pas pour frimer
J’ai utilisé la JOYOR F5 pendant une bonne quinzaine de jours pour aller bosser, faire quelques courses et quelques trajets un peu plus longs le week-end. Je roulais avant sur une Xiaomi M365 un peu rincée, donc j’ai vite vu les différences, surtout sur la puissance et le confort. L’idée, c’était de voir si cette trottinette pouvait vraiment remplacer les transports pour des trajets de 10-15 km par jour sans finir à pied ou en nage.
Sur le papier, on a un moteur de 500 W (600 W max), une batterie 48V, annoncé jusqu’à 45 km d’autonomie, des pneus 8,5 pouces avec un arrière plein et une double suspension. C’est clairement pensé pour la ville avec un peu de chemins pas trop propres. Je ne l’ai pas ménagée : pavés, pistes cyclables pourries, petites montées, pluie fine… bref, un usage assez classique d’un adulte qui veut juste arriver à l’heure au boulot.
Ce qui m’a frappé dès les premiers jours, c’est que la trottinette n’essaie pas d’en mettre plein la vue. Pas d’écran futuriste ou de gadgets dans tous les sens, mais les bases sont là : accélération correcte, freinage sérieux, éclairage qui fait le taf, pliage pas prise de tête. On sent que le but, c’est plus la praticité que le côté jouet high-tech.
Par contre, tout n’est pas parfait. Il y a des compromis assez visibles, surtout sur la taille des roues et quelques petits détails de finition qui rappellent qu’on n’est pas sur du haut de gamme. Mais globalement, pour un usage quotidien, ça reste une trottinette qui tient la route. Je vais détailler point par point, mais en résumé, c’est une bonne candidate pour quelqu’un qui veut une trottinette sérieuse sans exploser son budget.
Rapport qualité-prix : plutôt bien placé pour ce qu’elle propose
Si on regarde ce que propose la JOYOR F5 par rapport à des modèles connus comme les Xiaomi ou Segway dans la même gamme de puissance, le rapport qualité-prix est plutôt bon. Pour un prix souvent proche, voire un peu en dessous de certains concurrents 350-450 W, on a ici un moteur 500 W, une batterie 48V, des freins hydrauliques avant/arrière et une vraie double suspension. Sur le papier, c’est assez généreux pour ce segment, surtout pour quelqu’un qui veut un peu plus de pêche que les modèles les plus répandus.
Concrètement, ce que tu payes ici, c’est :
- une puissance correcte pour ne pas subir les côtes;
- une autonomie qui couvre largement une journée de trajets urbains;
- un système de freinage sérieux, au-dessus de ce qu’on trouve souvent à ce prix;
- un mix confort/sécurité avec suspension + pneu avant gonflable + pneu arrière plein.
Pour quelqu’un qui cherche une trottinette principalement pour aller au boulot, se déplacer en ville et faire quelques trajets un peu plus longs le week-end, je trouve que ça vaut son prix. Si tu veux un engin plus costaud, avec roues de 10 pouces, plus d’autonomie et un confort nettement supérieur, il faudra monter de budget et accepter un poids plus élevé. À l’inverse, si tu veux juste une trottinette pour 5 km occasionnels en ville, un modèle moins puissant et moins cher peut suffire.
Globalement, je dirais que la JOYOR F5 vise bien son public : des adultes qui veulent un outil de déplacement sérieux sans partir sur des modèles à plus de 1000 €. Ce n’est pas la trottinette la plus sexy du marché, mais pour le prix, elle coche les cases importantes : puissance, freinage, autonomie correcte et praticité au quotidien.
Design : sobre, un peu tape-à-l’œil mais fonctionnel
Visuellement, la JOYOR F5 est assez simple mais avec quelques touches de couleur noir + jaune qui la rendent un peu plus visible sur la route. J’ai bien aimé ce côté-là : ce n’est pas flashy au point de faire jouet, mais ça se démarque des trottinettes full noires qu’on ne voit pas toujours bien la nuit. Le plateau est assez large pour poser les deux pieds en quinconce sans se sentir coincé, ce qui change déjà pas mal le confort sur les trajets de plus de 20 minutes.
Le guidon est fixe, pas réglable en hauteur. Pour moi (1,78 m), la position est correcte, ni trop basse ni trop haute. Par contre, j’imagine que pour quelqu’un de très petit ou très grand, ça peut être moins idéal. Les commandes sont classiques : accélérateur au pouce, frein aux leviers comme sur un vélo, boutons pour les modes et l’éclairage. Rien de déroutant, on s’y fait en 5 minutes. L’écran est lisible, même en plein jour, et affiche vitesse, batterie, mode, etc. Pas besoin d’ouvrir une appli pour juste savoir où on en est, et ça, c’est appréciable.
Le système de pliage est relativement simple : une poignée à déverrouiller, on plie la potence, et ça se clipse à l’arrière. Je n’ai pas galéré, mais il faut quand même bien vérifier que ça se verrouille, sinon ça bouge un peu. Pliée, elle fait environ 945 × 540 × 330 mm, donc ça rentre sans souci dans un coffre classique et ça se case aussi dans un coin d’appart sans prendre tout le salon. Par contre, la porter sur une longue distance n’est pas un plaisir, on sent quand même les 14 kg.
En termes de finitions, c’est globalement propre, mais on n’est pas sur un produit premium : quelques câbles apparents, plastiques qui font un peu "utilitaire". Rien de choquant, mais on voit que le budget est passé dans le moteur, les freins et la batterie plus que dans le look. Perso, ça me va : je préfère un truc un peu brut mais efficace plutôt qu’une trottinette super jolie qui freine mal.
Batterie & autonomie : honnête si on reste réaliste
La batterie 48V 10,4 Ah est annoncée pour jusqu’à 45 km. En usage réel, on n’est clairement pas à ce chiffre sauf si tu fais 60 kg, que tu roules en mode éco sur du plat avec peu de vent. Avec mon poids (environ 80 kg), mode 2 et 3 mélangés, beaucoup de démarrages, un peu de côtes et des températures autour de 15-18 °C, j’ai tourné entre 25 et 30 km par charge avant de commencer à vraiment sentir la baisse de pêche. En roulant plus tranquillement en mode 2, j’ai réussi à frôler les 35 km, mais là il faut accepter d’aller moins vite.
Le temps de charge d’environ 5-6 heures est cohérent. En partant de 20 % pour remonter à 100 %, je laissais le chargeur branché une soirée et c’était réglé. Le chargeur n’est pas trop bruyant (juste un léger souffle de ventilation quand il fait chaud), et la prise est standard. Ce n’est pas le genre d’engin qu’on va recharger en 1 h entre midi et deux, mais pour une recharge nocturne ou au bureau, ça va très bien.
Ce que j’ai apprécié, c’est que la trottinette ne s’écroule pas d’un coup quand la batterie descend : on sent progressivement la puissance baisser, surtout en côte, mais on ne passe pas de "tout va bien" à "je suis à pied" en 200 mètres. L’indicateur de batterie sur l’écran est assez fiable pour anticiper. Il faut juste éviter de partir pour un long trajet à 30 % en pensant que ça tiendra comme si de rien n’était.
Si tu comptes faire plus de 20 km par jour, tous les jours, il faudra vraiment être discipliné sur la recharge et éventuellement rouler un peu plus souvent en mode intermédiaire. Pour un usage domicile-boulot de 5-10 km aller-retour, aucun souci : tu peux même faire deux jours sans recharger si tu ne tires pas trop dessus. Globalement, l’autonomie est dans la moyenne haute pour ce format, à condition de ne pas prendre les chiffres constructeurs au pied de la lettre.
Confort : correct pour la ville, limité par les petites roues
Niveau confort, la JOYOR F5 s’en sort plutôt bien pour une trottinette 8,5 pouces, mais il faut être honnête : ce n’est pas un tapis volant. La double suspension aide vraiment sur les petites irrégularités, les raccords de bitume et les pavés légers. On sent que la trottinette absorbe une bonne partie des chocs, et on ne termine pas le trajet avec les genoux en vrac. Par contre, dès qu’on attaque du pavé bien costaud ou des trous un peu profonds, les limites des petites roues se font sentir. Là, aucune trottinette légère ne fait des miracles.
Le pneu avant gonflable apporte un vrai plus en amorti et en grip, surtout sur route mouillée ou un peu gravillonnée. On peut rouler sur des pistes cyclables pas très propres sans avoir l’impression de glisser en permanence. Le pneu arrière plein, lui, est plus sec, on le sent bien sur les chocs, mais au moins pas de crevaison à gérer. C’est un compromis assez classique : confort à l’avant, tranquillité à l’arrière. Si tu viens d’un modèle full pneus pleins, tu sentiras tout de suite la différence.
La position de conduite est correcte : plateau assez large, guidon à bonne hauteur (pour une taille moyenne), poignées qui tiennent bien en main. Sur des trajets de 30-40 minutes, je n’ai pas eu de douleurs particulières, juste la fatigue normale de rester debout. Le poids de la trottinette aide aussi à la stabilité : on ne se fait pas balader au moindre coup de vent comme avec certains modèles ultra légers. En virage, ça reste sain tant qu’on ne fait pas le fou.
En revanche, si tu cherches quelque chose de vraiment très confortable pour faire beaucoup de pavés ou de chemins caillouteux, il faudra viser plus gros (roues de 10 pouces ou plus, deck plus long, etc.). Là, on est sur un confort "urbain amélioré" : pour la ville et les alentours, c’est franchement pas mal, mais ça ne remplace pas un gros engin tout-terrain. Pour mon usage principalement urbain avec quelques chemins de parc, ça fait largement le job.
Durabilité & qualité perçue : solide mais pas premium
Sur deux semaines, évidemment, je ne peux pas juger une vraie durabilité sur plusieurs années, mais on peut déjà voir certains indices. Le châssis en lui-même inspire confiance : pas de jeu dans la potence une fois bien verrouillée, pas de craquements bizarres, et le plateau ne se tord pas même avec un gabarit proche de la limite annoncée. Les soudures ont l’air propres, rien qui fasse bricolage. Après quelques trottoirs montés en douceur et quelques vibrations, je n’ai pas noté de vis qui se desserrent, mais une petite vérification de temps en temps reste une bonne idée.
Les freins hydrauliques avant et arrière sont un gros plus pour la sécurité, mais aussi pour la durabilité par rapport à des systèmes mécaniques basiques. Le mordant reste constant et on sent que c’est dimensionné pour la vitesse et le poids de la trottinette. Les plaquettes, évidemment, ça s’use, mais c’est du consommable classique. Pour le reste, les plastiques sur le guidon et les commandes font un peu "utilitaires", mais je préfère ça à des pièces trop fragiles qui se cassent au premier choc.
Le point qui m’inquiète un peu plus à long terme, c’est le pneu avant gonflable. C’est lui qui prend toutes les imperfections de la route, et forcément, le risque de crevaison est là. JOYOR fournit une chambre à air de rechange, ce qui est honnête, mais changer une chambre à air sur ce type de roue n’est jamais un moment agréable. Le pneu arrière plein, lui, ne posera pas ce problème, mais il transmet plus les chocs. C’est un compromis classique : confort vs tranquillité.
Dernier point : le service après-vente annoncé avec entrepôt en Europe et retour/échange gratuit. Je n’ai pas eu à le tester directement, donc je ne peux pas confirmer si c’est aussi réactif que promis. Par contre, le simple fait que les pièces viennent d’Europe et pas d’un coin paumé sans support, c’est déjà rassurant. En résumé, la trottinette donne une impression de produit sérieux, plus orienté usage quotidien que gadget, même si on n’est pas dans la finition haut de gamme.
Performance : ça pousse bien pour du quotidien
Sur la route, la JOYOR F5 en 500 W se défend très bien. L’accélération est nette sans être violente, ce qui est bien pour la ville. On sent qu’il y a de la réserve, surtout en mode 3. Sur le plat, elle grimpe sans souci aux vitesses annoncées tant qu’on n’est pas trop lourd et qu’on a encore de la batterie. Comparé à ma vieille Xiaomi M365, c’est clairement un cran au-dessus : les démarrages aux feux sont plus vifs, et on se retrouve moins souvent à fond à 25 km/h à se faire doubler par tout le monde.
Sur les côtes, la différence avec les modèles 250-300 W est encore plus visible. Les petites montées urbaines passent sans que la trottinette s’écroule à 10 km/h. Sur une côte un peu sérieuse, ça ralentit forcément, mais on reste à une vitesse acceptable sans devoir pousser avec le pied. La promesse des 25 % de pente, faut pas la prendre au pied de la lettre pour un humain de 90 kg, mais pour des montées raisonnables, ça tient la route.
Les trois niveaux de vitesse sont utiles : le mode 1 est pratique dans les zones très chargées ou quand on laisse quelqu’un essayer la trottinette, le mode 2 pour rouler tranquille, et le mode 3 pour aller au boulot sans traîner. Les transitions entre les modes sont simples, pas de menus compliqués. La stabilité à vitesse max est correcte tant que la route est à peu près propre, mais avec les petites roues, il faut quand même rester attentif, surtout sur les bandes blanches et les trous.
Globalement, pour un usage urbain quotidien, la performance est largement suffisante. On n’est pas sur un monstre de puissance, mais ce n’est pas le but. Ça permet de se déplacer vite, de ne pas galérer dans les côtes habituelles, et de garder une marge de sécurité pour s’extraire des situations un peu tendues dans la circulation. Pour quelqu’un qui vient d’un modèle d’entrée de gamme, la différence sera clairement visible.
Présentation : ce que promet la JOYOR F5 sur le papier
Concrètement, la JOYOR F5, c’est une trottinette électrique pour adulte avec un moteur de 500 W, pouvant monter à 600 W en pic. La marque annonce une vitesse jusqu’à environ 40 km/h sur le plat (en pratique, ça dépendra des réglages et des limites légales chez toi) et une capacité de montée jusqu’à 25 %. Elle est donnée pour supporter jusqu’à 120 kg, ce qui est correct pour une trottinette de ce gabarit. Elle pèse autour de 14,25 kg, donc on n’est pas sur un poids plume, mais ça reste portable pour monter quelques escaliers ou la mettre dans un coffre.
Niveau batterie, on est sur du 48V avec 10,4 Ah pour cette version F5 (500W). Sur la fiche, ils parlent jusqu’à 45 km d’autonomie "dans des conditions spécifiques". En réalité, avec un gabarit d’environ 80 kg, mode rapide, un peu de montées et du vent, on est plus dans les 25-30 km tranquilles, ce qui est déjà pas mal pour une journée de déplacements classiques. Le temps de charge annoncé est d’environ 5,5 heures, ce qui colle à ce que j’ai vu en partant d’environ 20 % jusqu’à 100 %.
Les équipements sont assez complets : phare avant haute puissance, freins hydrauliques avant et arrière, pneus 8,5 pouces avec un pneu avant gonflable tout-terrain et un pneu arrière plein, double suspension, clignotants (qui fonctionnent vraiment, ce qui n’est pas toujours le cas sur ce type de produits) et trois niveaux de vitesse. Le guidon est fixe, pas réglable en hauteur, donc il faut accepter la position proposée.
En termes de promesses, JOYOR met aussi pas mal en avant le service après-vente avec entrepôts en Europe, retour/échange gratuit et support 24/7. Sur Amazon, la note est à 5/5 mais avec très peu d’avis pour l’instant, donc difficile de se faire une idée sur la fiabilité à long terme. Sur le papier, on a donc un modèle orienté usage urbain sérieux, avec un peu plus de puissance que les trottinettes d’entrée de gamme type Xiaomi de base, mais sans aller dans les monstres à 30+ kg.
Points Forts
- Moteur 500 W qui offre de bonnes accélérations et gère bien les côtes urbaines
- Freins hydrauliques avant et arrière efficaces et rassurants
- Autonomie réelle suffisante pour une journée de trajets urbains (25-35 km selon usage)
Points Faibles
- Roues de 8,5 pouces qui limitent le confort sur les revêtements très dégradés
- Guidon non réglable et finitions un peu basiques pour les plus exigeants
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la JOYOR F5 est une trottinette électrique qui fait clairement le job pour un usage urbain quotidien. Elle n’essaie pas de jouer dans la cour des gros monstres tout-terrain, mais elle propose un bon équilibre entre puissance, autonomie, confort et sécurité. Le moteur 500 W donne assez de marge pour ne pas subir les côtes, les freins hydrauliques inspirent confiance, et la double suspension rend les trajets sur routes moyennes tout à fait supportables. On sent que c’est pensé pour quelqu’un qui veut vraiment s’en servir tous les jours, pas juste se balader le dimanche.
Les points faibles sont surtout liés au format : roues de 8,5 pouces qui limitent le confort sur les très mauvais revêtements, guidon non réglable qui ne conviendra pas à toutes les tailles, et finitions un peu basiques. L’autonomie réelle est en dessous des 45 km annoncés, mais reste correcte si on ne roule pas à fond tout le temps. Pour le prix, le rapport prestations/prix reste bon, surtout avec les freins hydrauliques et le combo pneu avant gonflable / pneu arrière plein.
Pour qui c’est fait ? Pour un adulte qui veut remplacer une bonne partie de ses trajets en voiture ou en transports sur des distances de 5 à 15 km par jour, avec un budget contenu et l’envie d’avoir quelque chose de plus costaud qu’une simple trottinette d’entrée de gamme. Qui devrait passer son chemin ? Ceux qui cherchent un vrai confort sur pavés ou chemins défoncés, ou ceux qui veulent une autonomie très longue sans recharge fréquente. Dans sa catégorie, c’est une option franchement intéressante, à condition de bien accepter ses limites.