Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tout le monde
Design massif et look clairement orienté “gros jouet d’adulte”
Batterie et autonomie : correcte mais loin des chiffres marketing
Confort : très bon en roulage, galère à porter
Matériaux et construction : du costaud, avec quelques compromis
Performance : ça envoie, surtout en tout-terrain
Ce que propose vraiment la KuKirin G2 Master
Points Forts
- Double moteur puissant, très à l’aise en côte et sur terrain dégradé
- Double suspension hydraulique + pneus offroad offrant un bon confort de roulage
- Équipement complet (freins à disque, écran LCD, éclairage, clignotants) pour le prix
Points Faibles
- Poids très élevé (33 kg) qui complique le transport au quotidien
- Autonomie réelle nettement inférieure aux 70 km annoncés si on utilise la puissance
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Koichri |
Une trottinette qui ne fait pas semblant
J’ai utilisé la KuKirin G2 Master pendant une bonne quinzaine de jours, pour aller bosser, faire quelques courses et surtout jouer un peu en chemins forestiers et pistes en gravier. Je venais d’un modèle plus urbain, mono-moteur, beaucoup moins puissant, donc le changement a été assez violent, dans le bon comme dans le mauvais sens. On sent tout de suite qu’on n’est plus sur la petite trottinette de ville, mais sur un truc pensé pour envoyer un peu plus fort.
Le premier truc qui m’a marqué, c’est le poids : plus de 33 kg, on le sent direct. Pour la monter dans un coffre ou quelques marches, c’est clairement du sport. Par contre, une fois lancée, la G2 Master est stable et donne une vraie sensation de sécurité, surtout grâce à ses gros pneus de 10 pouces et la double suspension hydraulique. On n’a pas l’impression qu’elle va se plier en deux au premier nid-de-poule.
Niveau puissance, les deux moteurs font bien le job. En côte, là où mon ancienne trottinette ramait ou me forçait à pousser avec le pied, la KuKirin grimpe sans trop réfléchir. Sur les pentes annoncées jusqu’à 28°, je n’ai pas sorti le rapporteur, mais sur des côtes bien raides en ville et en forêt, elle ne s’est jamais écroulée. On sent aussi que le couple est là dès le démarrage, il faut un minimum de maîtrise pour ne pas se faire surprendre.
Globalement, après deux semaines, mon impression est assez simple : ce n’est pas un jouet, c’est un engin sérieux, avec des qualités mais aussi des concessions assez lourdes en confort de transport et en poids. Si tu cherches une trottinette légère pour monter quatre étages sans ascenseur, passe ton chemin. Si tu veux un truc solide pour rouler fort sur route pourrie ou chemin, là ça commence à devenir intéressant.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tout le monde
Pour le prix auquel on trouve généralement la KuKirin G2 Master (souvent en dessous des modèles très connus type Dualtron ou autres grosses marques), je trouve que le rapport équipement/performance est plutôt bon. Tu as une double motorisation, une grosse batterie, une vraie double suspension hydraulique, des freins à disque, des pneus offroad, un écran LCD correct et des clignotants. Sur d’autres marques plus réputées, tu paieras souvent plus cher pour des specs proches.
Par contre, il faut bien savoir ce que tu achètes. Si ton usage, c’est juste faire 5 km en ville sur du bitume lisse et monter ta trottinette au 4e étage tous les soirs, le rapport qualité-prix devient mauvais, parce que tu payes pour de la puissance et du tout-terrain dont tu ne profiteras pas, et tu subis le poids au quotidien. Dans ce cas, une trottinette plus légère, moins puissante et moins chère fera largement l’affaire.
Si en revanche tu cherches une trott capable de faire :
- Des trajets domicile–boulot de 10–20 km par jour
- Des sorties le week-end sur chemins et routes dégradées
- Des côtes régulières sans te traîner
Le vrai point à garder en tête, c’est la marque moins connue. Ça peut jouer sur la revente, la disponibilité des pièces et le SAV. Si tu es du genre à garder ton matériel longtemps et à bricoler un peu, ce n’est pas dramatique. Si tu veux du suivi nickel, réseau de SAV partout et grande marque, tu seras peut-être un peu frustré. Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour un utilisateur qui sait ce qu’il veut et qui assume le poids et les compromis.
Design massif et look clairement orienté “gros jouet d’adulte”
Visuellement, la KuKirin G2 Master fait tout de suite “grosse trottinette”. Ce n’est pas discret, ce n’est pas fin, ça respire plutôt le côté costaud. Le deck est large, la colonne de direction est bien épaisse, et les suspensions avant/arrière sont bien visibles. Si tu cherches un truc passe-partout que tu peux garer sans attirer l’œil, ce n’est pas ça. Par contre, si tu aimes le style un peu “moto miniature électrique”, elle a un certain charme brut.
Le système de pliage est assez simple : on rabat la potence vers l’arrière, ça se fait en quelques secondes. Le problème, ce n’est pas la mécanique, c’est le poids. Pliable, oui. Vraiment portable, non. La poignée de transport n’est pas pensée pour la porter longtemps, donc c’est plus pour la mettre dans un coffre ou la ranger dans un coin que pour la trimballer dans le métro. Pour moi, le design est cohérent avec un usage “je pars de chez moi, je roule, je la range au boulot ou au garage”, pas avec un usage multimodal.
Le guidon fixe avec tige réglable en hauteur est un bon point. Je fais un peu plus d’1m80, j’ai trouvé une position confortable, et une personne plus petite a pu l’utiliser sans galérer. Les poignées ergonomiques sont correctes, rien de fou, mais elles ne m’ont pas fait mal aux mains même après des trajets de 40 minutes. L’écran LCD au centre est lisible, même en plein jour, et les commandes (sélecteur de mode, gâchette d’accélération, clignotants) tombent à peu près bien sous les doigts, même si ça demande un petit temps d’adaptation.
Niveau finitions, on est sur quelque chose de sérieux mais pas premium. Les câbles sont visibles, certains plastiques font un peu “moyen de gamme”, mais rien ne sonne creux ou cheap au point de faire peur. Ce n’est pas une œuvre d’art, mais un outil solide. Je préfère ça à un truc trop joli mais fragile. En résumé, le design est pensé pour la fonction : rouler fort et encaisser, pas pour faire joli sur un stand.
Batterie et autonomie : correcte mais loin des chiffres marketing
La G2 Master annonce une batterie 52 V 20,8 Ah avec une autonomie “jusqu’à 70 km” en mode Eco et simple moteur. En réalité, comme souvent, ces chiffres sont un peu optimistes. Sur mes trajets, j’ai fait plusieurs cycles complets, avec un mix de ville, quelques côtes, un peu de chemin, et une conduite ni hyper sage ni complètement agressive. Résultat : j’étais plus autour des 35 à 45 km par charge, ce qui est déjà pas mal pour ce type d’engin, mais clairement en dessous des 70 km annoncés.
Si tu restes vraiment en mode Eco, que tu ne fais pas trop de dénivelé et que tu roules plutôt tranquille, tu peux sûrement approcher les 50 km, surtout si tu es léger. Mais il faut être honnête : personne n’achète une double motorisation tout-terrain pour rester tout le temps en Eco à petite vitesse. Dès que tu profites un peu des moteurs, l’autonomie fond, ce qui est logique. L’écran LCD aide à suivre le niveau de batterie, mais comme sur beaucoup de trotts, le pourcentage baisse plus vite sur la deuxième moitié de la charge.
Le temps de charge annoncé est de 8 heures. Dans les faits, c’est à peu près ça : tu la branches le soir, elle est prête le matin. Il n’y a pas de charge ultra rapide, donc il faut anticiper si tu fais de gros trajets tous les jours. Pour un usage domicile–boulot–retour, ça passe. Pour un usage très intensif avec deux longues sorties dans la journée, il faudra soit une deuxième trottinette, soit un chargeur à dispo sur place et accepter d’attendre.
Ce que j’ai quand même apprécié, c’est que la batterie ne s’écroule pas d’un coup en fin de charge : la puissance diminue un peu, mais tu n’as pas un gros coup de mou brutal. Par contre, vu le poids de la machine et la taille de la batterie, ce n’est pas un produit qu’on achète pour l’économiser. Il faudra accepter une certaine usure dans le temps et prévoir qu’au bout de quelques années, l’autonomie baissera. Pour résumer : l’autonomie est bonne mais pas magique, et il ne faut pas se baser uniquement sur les chiffres théoriques pour décider.
Confort : très bon en roulage, galère à porter
En roulant, le confort est clairement au-dessus d’une trottinette urbaine basique. La double suspension hydraulique avant et arrière fait bien son boulot. Sur les routes abîmées, plaques d’égout, petits trottoirs et pavés, on sent évidemment les irrégularités, mais ça reste gérable. Les bras ne prennent pas tout, et on n’a pas cette impression d’être sur un bout de métal rigide. Sur les chemins en terre ou graviers, c’est même plutôt agréable, on peut garder une vitesse correcte sans souffrir à chaque caillou.
Le deck large permet de bien placer ses pieds, même en diagonale, ce qui est important sur les longs trajets. On peut changer de position régulièrement, ce qui limite la fatigue. Le guidon à 104 cm de hauteur (réglable) m’a convenu sans problème, et je n’ai pas eu mal au dos même après des trajets de plus de 30 minutes. Les poignées ergonomiques sont simples mais efficaces, pas glissantes, même avec un peu de sueur ou sous une petite pluie.
Là où ça se complique, c’est le confort hors roulage. Les 33 kg, on les sent vraiment dès qu’il faut la monter sur un trottoir haut, dans un coffre, ou pire, dans des escaliers. Pour quelqu’un qui habite en appartement sans ascenseur, c’est clairement un point noir. Le système de pliage est rapide, mais une fois pliée, ce n’est pas une trottinette que tu portes facilement à une main sur 50 mètres. Elle est plus faite pour être roulée que portée.
Autre point, la stabilité est bonne, mais la puissance demande un petit temps d’adaptation. Les premiers jours, j’ai dû réapprendre à doser l’accélération, surtout en mode puissant. Une fois qu’on a pris le coup, ça va, mais je ne la conseillerais pas comme première trottinette pour quelqu’un qui n’a jamais roulé. En résumé : en termes de confort de roulage, c’est franchement pas mal pour une trott tout-terrain. En termes de confort de transport, c’est lourd et il faut l’accepter dès le départ.
Matériaux et construction : du costaud, avec quelques compromis
La structure en aluminium donne tout de suite une impression de rigidité. On ne sent pas de torsion bizarre en roulant, même en prenant des bosses ou en freinant fort. Pour une trottinette qui peut accueillir jusqu’à 120 kg de charge, c’est plutôt rassurant. J’ai testé avec un sac à dos chargé et parfois un deuxième adulte très brièvement (oui, pas conseillé, mais on connaît tous quelqu’un qui le fera), la trott n’a pas bronché niveau cadre. Le deck est bien large et ne fléchit pas, même en mettant tout le poids sur un pied.
Les roues en caoutchouc pneumatiques sous vide donnent un bon compromis entre confort et accroche. Sur route dégradée, pavés ou chemins en cailloux, on sent que le pneu travaille et absorbe une partie des chocs, surtout combiné à la suspension. Je n’ai pas eu de crevaison pendant le test, mais c’est toujours un point à surveiller avec ce type de pneus : ça demande un minimum d’entretien (pression, inspection). C’est le prix à payer pour le confort par rapport à des pneus pleins.
Les freins à disque avant et arrière sont un vrai plus sur un engin de ce poids et de cette puissance. Les disques ne sont pas ceux qu’on trouve sur un VTT haut de gamme, mais ils freinent correctement, même après plusieurs freinages appuyés. Le système de freinage électronique qui vient aider est perceptible : on sent un ralentissement dès qu’on touche le levier, et la trottinette ne part pas en roue libre totale. La distance de freinage annoncée (6–12 m) me semble réaliste selon la vitesse et l’état du sol.
Par contre, certains éléments plastiques (carters, boutons, quelques pièces autour de l’écran) font un peu plus basiques. Ça ne casse pas l’utilisation, mais ça rappelle qu’on n’est pas sur du très haut de gamme. L’étanchéité IP54, c’est bien pour la petite pluie, mais je n’irais pas rouler longtemps sous une grosse drache ni la laver au jet. Globalement, les matériaux sont cohérents avec un produit pensé pour rouler souvent et fort, mais il faudra quand même éviter de la traiter comme un quad ou une moto d’enduro.
Performance : ça envoie, surtout en tout-terrain
Côté puissance, la double motorisation fait clairement la différence. Au démarrage, si tu es en mode le plus puissant, ça part franchement. Il faut garder un pied bien calé sur le deck et se pencher un peu en avant pour ne pas se faire surprendre, surtout si tu viens d’une trottinette plus sage. Sur terrain plat, on atteint vite une vitesse confortable pour les trajets quotidiens, et il reste de la marge pour doubler des vélos ou remonter une file de voitures à l’arrêt (en restant prudent, évidemment).
En côte, c’est là que j’ai vraiment vu le gap avec mon ancienne trott. Sur des montées où je finissais à 10–12 km/h en mono-moteur, la G2 Master restait au-dessus sans s’essouffler. Même sur des pentes bien raides, elle ne s’effondre pas, on sent le couple des deux moteurs qui pousse. Je n’ai jamais eu besoin de descendre pour pousser, même sur des côtes longues. C’est un vrai plus si tu habites dans une ville vallonnée ou que tu veux l’utiliser en campagne.
En tout-terrain léger (chemins forestiers, terre battue, graviers, herbe courte), elle est à l’aise. Les pneus offroad accrochent correctement, et la double suspension limite bien les chocs dans les poignets et les genoux. On peut rouler plus vite que sur une trottinette urbaine classique sans avoir l’impression que tout va se désintégrer sur un caillou. Par contre, dès que le terrain devient vraiment boueux, très caillouteux ou avec des grosses ornières, il faut rester raisonnable : ça reste une trottinette, pas une moto cross.
Au niveau du freinage, rien à dire de dramatique : la trottinette s’arrête en temps correct, tant qu’on anticipe un minimum et qu’on ne roule pas comme un dingue. J’ai testé des freinages d’urgence sur bitume sec et légèrement mouillé, ça reste gérable, même si sur sol humide il faut bien garder le guidon et éviter de freiner comme un bourrin de l’avant. Globalement, la performance est au-dessus de la moyenne des trottinettes urbaines classiques, mais ça demande aussi un peu plus de respect de la machine.
Ce que propose vraiment la KuKirin G2 Master
Sur le papier, la KuKirin G2 Master coche pas mal de cases pour une trottinette tout-terrain : double moteur, batterie 52 V 20,8 Ah, pneus offroad de 10 pouces, double suspension hydraulique, freins à disque avant/arrière, affichage LCD, clignotants, éclairage intégré, et un cadre en aluminium annoncé comme “aérospatial”. Dit comme ça, on dirait la fiche d’un tank électrique compact. En pratique, beaucoup de ces points se retrouvent vraiment dans l’usage, mais pas toujours comme on l’imagine.
Concrètement, la promesse principale, c’est l’autonomie de jusqu’à 70 km en mode Eco et en simple moteur. Dans la vraie vie, en roulant à un rythme normal (pas en papy à 15 km/h), avec un peu de côtes et mon poids autour de 80 kg, j’ai plutôt tourné entre 35 et 45 km par charge en mixant Eco et modes plus puissants. Ce n’est pas délirant pour ce type de machine, mais il ne faut pas rêver sur les 70 km, c’est clairement dans des conditions bien optimisées.
La trottinette est annoncée comme tout-terrain et c’est là qu’elle se défend bien. Les pneus sous vide de 10 pouces, plus larges que ceux d’une trott classique de ville, accrochent correctement sur les chemins en terre, les graviers et les pavés. Avec la double suspension hydraulique, on peut se permettre de passer là où une petite trottinette rigide serait vite ingérable. Ce n’est pas un VTT, mais pour une trott, ça tient la route, ou plutôt le chemin.
Enfin, niveau équipement, il y a ce qu’il faut pour un usage quotidien : écran LCD lisible, clignotants, éclairage avant/arrière, pliage en quelques secondes (même si le poids casse un peu le concept de “portable”), et tige de guidon réglable, pratique si plusieurs personnes de tailles différentes l’utilisent. En résumé, sur la présentation, on est sur un produit bien armé pour du trajet sérieux, pas juste pour faire le tour du pâté de maisons.
Points Forts
- Double moteur puissant, très à l’aise en côte et sur terrain dégradé
- Double suspension hydraulique + pneus offroad offrant un bon confort de roulage
- Équipement complet (freins à disque, écran LCD, éclairage, clignotants) pour le prix
Points Faibles
- Poids très élevé (33 kg) qui complique le transport au quotidien
- Autonomie réelle nettement inférieure aux 70 km annoncés si on utilise la puissance
Conclusion
Note de la rédaction
La KuKirin G2 Master, c’est clairement une trottinette pour ceux qui veulent quelque chose de plus sérieux qu’un petit modèle de ville. Elle est lourde, puissante, plutôt bien équipée, et à l’aise dès que la route se dégrade un peu. Les deux moteurs, la double suspension hydraulique et les pneus offroad font vraiment la différence en termes de confort de roulage et de capacité à grimper des côtes ou à rouler sur des chemins. On sent qu’elle est pensée pour encaisser, pas juste pour faire joli.
En face, il y a des concessions claires : plus de 33 kg à déplacer, une autonomie réelle en dessous des chiffres marketing, une marque moins connue qui peut faire un peu hésiter sur le long terme, et un format pas du tout adapté à ceux qui doivent la porter souvent. Pour quelqu’un qui habite en maison ou en rez-de-chaussée, qui a un garage ou un local, et qui veut se faire plaisir avec une trott puissante pour trajets quotidiens et balades offroad légères, c’est un choix cohérent. Pour un citadin qui prend le métro, monte des escaliers et roule surtout sur du bitume lisse, il y a plus simple, plus léger et plus adapté.
En résumé, je la conseillerais à des utilisateurs déjà un peu à l’aise avec les trottinettes électriques, qui savent ce qu’implique une machine puissante et lourde. Si tu coches ces cases et que tu acceptes les limites en transport et en autonomie réelle, la G2 Master fait le job et offre un bon rapport qualité-prix dans sa catégorie.