Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais avec des compromis clairs
Design : pratique, mais pas pensée pour être trimballée partout
Batterie et autonomie : 30 km annoncés, moins en conditions réelles
Confort : correct grâce aux pneus, mais pas une limousine
Solidité et fiabilité : du potentiel, mais des retours mitigés
Performance : ça va pour la ville, mais pas une bête de course
Présentation : ce que propose vraiment la Bongo D30
Points Forts
- Bon rapport prestations/prix (350 W, pneus gonflables, frein à disque, guidon réglable)
- Confort correct en ville grâce aux roues de 8,5 pouces et au plateau stable
- Autonomie suffisante pour des trajets quotidiens de courte à moyenne distance
Points Faibles
- Pas de vraie suspension et puissance limitée sur les côtes prononcées
- Fiabilité et SAV avec des retours utilisateurs assez mitigés (erreurs, chargeur, remboursement)
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Cecotec |
| Tranche d'âge | Adulte |
| Type de frein | Freinage arrière, Freinage avant |
| Couleur | 30 km d’autonomie |
| Taille | 650 W |
| Style | Bongo D30 |
| Matériau du cadre | Aluminium |
| Poids | 14,41 Kilogrammes |
Une trottinette qui promet beaucoup… sur le papier
J’ai utilisé la Cecotec Bongo D30 pendant quelques semaines pour mes trajets boulot/domicile et quelques courses en ville. Sur le papier, elle a tout pour plaire : 350 W, pic à 650 W, 30 km d’autonomie annoncés, freins avant/arrière, roues 8,5 pouces, et surtout un prix souvent plus bas que les grosses marques connues. En gros, c’est typiquement le genre de trottinette qu’on regarde quand on veut un truc sérieux sans lâcher un gros billet.
Concrètement, je l’ai surtout utilisée sur des trajets de 4 à 6 km, avec un peu de dénivelé, quelques pavés et des trottoirs pas toujours propres. Je fais un peu moins de 80 kg, donc je suis en dessous de la limite des 100 kg, ce qui est important pour juger la puissance et l’autonomie. L’idée, c’était de voir si cette Bongo D30 tient la route comme moyen de transport quotidien, pas juste comme jouet du week-end.
Je me suis aussi pas mal basé sur les retours Amazon (3,9/5, donc plutôt moyen-plus) pour comparer avec mon expérience. On voit vite qu’il y a des avis très contents et d’autres bien remontés, que ce soit pour la fiabilité ou le service après-vente. Du coup, je vais essayer d’être clair : ce qui marche bien, ce qui est juste « ok », et ce qui peut vite devenir pénible au quotidien.
Globalement, c’est une trottinette qui « fait le job », mais avec quelques compromis. Si tu cherches un truc ultra solide pour rouler sous la pluie tous les jours, ce n’est peut-être pas l’option idéale. Si tu veux surtout un moyen de transport pas trop cher pour des trajets pas trop longs, là ça commence à devenir intéressant. Je détaille tout ça dans les sections suivantes.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais avec des compromis clairs
Niveau rapport qualité-prix, la Cecotec Bongo D30 se place comme une alternative moins chère aux modèles de marques plus connues type Xiaomi ou Ninebot. Pour le tarif auquel on la voit souvent sur Amazon, on a quand même : un moteur de 350 W, deux freins (électrique + disque), des pneus gonflables, un guidon réglable, environ 20 km d’autonomie réelle et une construction en aluminium. Sur le papier, ça fait pas mal de choses pour un budget raisonnable.
Concrètement, si tu cherches une trottinette pour :
- des trajets de 3 à 7 km en ville,
- un usage plutôt quotidien mais pas ultra intensif,
- un budget limité sans viser le haut de gamme,
Par contre, il faut être conscient des points faibles : autonomie réelle en dessous des 30 km annoncés, puissance un peu juste sur les grosses côtes, quelques retours d’utilisateurs sur des problèmes d’erreurs électroniques, et un SAV qui n’a pas toujours l’air fluide selon certains avis. Si tu es du genre à vouloir zéro prise de tête, tu préféreras peut-être mettre plus cher dans une marque avec un historique plus rassurant.
Pour moi, le rapport qualité-prix est correct : ce n’est pas une affaire en or, mais ce n’est pas une arnaque non plus. Ça fait le job pour un usage urbain classique, à condition d’accepter les limites et d’être prêt à bricoler un minimum ou à gérer un éventuel retour si tu tombes sur un exemplaire avec défaut. Si tu es prêt à faire ce compromis pour économiser par rapport aux grandes marques, ça peut valoir le coup.
Design : pratique, mais pas pensée pour être trimballée partout
Niveau design, la Bongo D30 reste assez sobre. Couleurs discrètes, look assez classique, rien qui attire spécialement l’œil. Ça peut être un avantage si tu ne veux pas te balader avec une trottinette qui ressemble à un sapin de Noël. Le truc qui m’a plu, c’est le guidon réglable en hauteur. Pour quelqu’un de grand ou de petit, c’est vraiment utile. Tu peux l’ajuster pour ne pas avoir le dos cassé après 20 minutes de trajet. Ce n’est pas du gadget, c’est un vrai plus par rapport à certaines concurrentes figées.
Par contre, niveau compacité, ce n’est pas la plus pratique. Une fois pliée, elle fait quand même son poids et elle reste assez longue. Si tu dois la monter tous les jours au 4e sans ascenseur, tu vas vite la détester. Pour la mettre dans un coffre de voiture, ça passe, mais ce n’est pas le modèle le plus compact que j’ai vu. Le système de pliage fonctionne, mais le verrou de sécurité est assez dur au début, et certains avis confirment ça. Il faut un peu forcer, ce qui n’est pas top si tu dois la plier/déplier plusieurs fois par jour.
Le plateau est assez large pour poser les pieds à l’aise, même pour un adulte, donc niveau stabilité c’est correct. On se sent plutôt bien dessus, on n’a pas la sensation d’être sur un jouet. Les câbles sont visibles mais pas trop exposés, donc ça reste correct pour éviter qu’ils s’arrachent au premier accrochage. Ce n’est pas ultra propre, mais rien de choquant pour cette gamme.
En résumé, le design est fonctionnel : pas moche, pas génial, juste pratique. Pour un usage quotidien maison–boulot, ça fait le job. Si tu cherches une trottinette ultra compacte pour la multimodalité (métro + trottinette + escaliers), il y a plus léger et plus petit ailleurs. Mais si tu la laisses principalement au garage, au bureau ou dans un local vélo, ça passe largement.
Batterie et autonomie : 30 km annoncés, moins en conditions réelles
La Bongo D30 embarque une batterie de 270 Wh (36 V, 7,5 Ah). Sur la fiche produit, Cecotec annonce 30 km d’autonomie. Comme souvent, c’est dans des conditions idéales : poids léger, terrain plat, mode éco, pas de vent, etc. En usage réel, avec un adulte autour de 75–80 kg, un peu de dénivelé et une vitesse normale, on est plutôt sur 18 à 22 km avant de commencer à sentir la trottinette faiblir. Si tu roules toujours à fond ou que tu as des côtes, tu peux descendre sous les 15 km.
Pour un usage quotidien, ça veut dire que pour un trajet de 5 km aller-retour, tu peux tenir plusieurs jours sans recharger, ce qui est plutôt confortable. Par contre, si tu comptes faire 15 km par jour, il faudra la brancher quasiment tous les soirs pour être tranquille. La bonne nouvelle, c’est que la recharge est assez rapide pour cette capacité : en gros, en quelques heures tu repars avec une batterie pleine. Un utilisateur disait qu’elle se charge vite et qu’il en était content, ça colle avec ce que j’ai vu.
Un point à surveiller, c’est la fiabilité de l’électronique autour de la batterie. Certains avis parlent d’erreurs sur l’écran et de perte de puissance après peu de kilomètres. Ça laisse penser que tout n’est pas parfait au niveau du contrôle moteur ou de la gestion de la batterie. Perso, je n’ai pas eu ce genre de souci dans les premières semaines, mais c’est le genre de problème qui peut apparaître après quelques mois. Le fait que les pièces détachées soient annoncées dispo 10 ans est rassurant sur le papier, mais encore faut-il que le SAV suive.
En résumé, l’autonomie est correcte mais pas folle. Si tu fais surtout des petits trajets en ville, tu seras à l’aise. Si tu comptes faire de longues balades ou que tu n’as pas envie de recharger souvent, ce ne sera pas la meilleure option. Pour le prix, ça reste dans la moyenne, ni plus ni moins.
Confort : correct grâce aux pneus, mais pas une limousine
Niveau confort, il faut être clair : la Bongo D30 n’a pas de vraie suspension. La fiche technique parle d’une suspension rigide, donc en gros tu comptes surtout sur les pneus gonflables de 8,5 pouces pour absorber les chocs. Et ça se ressent. Sur une piste cyclable propre ou de l’asphalte lisse, aucun souci, la trottinette roule bien, ça ne vibre pas trop, et on se sent à l’aise. Par contre, dès que tu passes sur des pavés ou des routes bien abîmées, ça tape un peu dans les bras et les jambes.
Les pneus gonflables aident quand même pas mal. Par rapport à des pneus pleins, la différence est nette : les petits trous, les raccords de bitume et les joints de trottoir sont mieux encaissés. Un utilisateur parlait d’amortissement 10/10, je ne serais pas aussi généreux, mais pour ce prix, c’est franchement pas mal. Il faut juste surveiller la pression des pneus de temps en temps, sinon tu perds en confort et tu risques de crever.
Le guidon réglable, encore une fois, joue beaucoup sur le confort. Quand tu peux régler à ta taille, tu es moins penché, tu forces moins sur le dos. Sur des trajets de 15-20 minutes, ça change vraiment la sensation. Le plateau est assez large, donc tu peux changer de position de pieds facilement. Pour quelqu’un qui débute en trottinette électrique, ça rassure d’avoir de la place et une bonne stabilité.
Au niveau bruit, rien de choquant : le moteur se fait entendre mais reste discret, et il n’y a pas de gros grincements bizarres au début. Après quelques semaines, je n’ai pas noté de jeu dans le guidon ou de bruits suspects. En résumé, le confort est correct pour de la ville et des trajets pas trop longs. Si tu roules souvent sur des pavés, des chemins dégradés ou que tu veux vraiment quelque chose de souple, il faudra viser un modèle avec vraie suspension, mais ce ne sera plus le même budget.
Solidité et fiabilité : du potentiel, mais des retours mitigés
Sur la construction pure, la Bongo D30 donne une impression plutôt solide. Le cadre en aluminium ne fait pas jouet, le plateau est rigide, et rien ne craque au bout de quelques jours. Le poids de plus de 14 kg vient aussi de là : ce n’est pas du plastique partout. Pour quelqu’un qui va l’utiliser tous les jours, c’est rassurant de ne pas sentir la trottinette se tordre au moindre nid-de-poule.
Par contre, quand on regarde les avis, on voit que tout n’est pas parfait côté fiabilité et SAV. Certains utilisateurs parlent de chargeur défectueux dès la réception ou d’erreurs électroniques sur l’écran après seulement 30 km. Un autre raconte avoir dû renvoyer la trottinette pour réparation. Alors oui, ce genre de souci peut arriver sur n’importe quelle marque, mais ça montre qu’il y a quand même une part de loterie. Et quand on lit qu’une personne dit ne jamais avoir revu son argent après un retour, ça ne met pas en confiance.
Le bon point, c’est l’annonce de 10 ans de disponibilité des pièces détachées. Sur le principe, c’est plutôt rassurant : si tu casses un frein ou si tu as un souci de roue, tu peux théoriquement réparer au lieu de tout jeter. Mais entre ce qui est annoncé et la réalité du SAV, il peut y avoir un écart. Là-dessus, Cecotec n’a pas encore la réputation des grosses marques plus installées, donc il faut accepter ce risque.
Pour l’instant, après quelques semaines d’usage normal, je n’ai pas constaté de jeu dans la direction, de vis qui se barrent ou de problèmes majeurs. Mais vu les retours Amazon (note moyenne de 3,9/5 avec des avis très partagés), je dirais que la solidité du châssis est correcte, mais que la partie électronique/qualité de contrôle peut être un peu aléatoire. Si tu veux une trottinette que tu comptes garder plusieurs années en usage intensif, il peut être plus prudent de viser une marque avec un historique un peu plus solide, quitte à payer plus cher.
Performance : ça va pour la ville, mais pas une bête de course
En termes de performance, les 350 W annoncés (650 W en pic) donnent une trottinette qui se défend bien en ville, mais il ne faut pas s’attendre à des accélérations de fou. Pour un adulte autour de 70–80 kg, le démarrage est correct, on part sans galérer, mais on sent que ce n’est pas une machine ultra nerveuse. Pour se caler à une vitesse stable sur piste cyclable, c’est largement suffisant. Il y a une fonction vitesse de croisière qui permet de garder un rythme sans rester vissé sur l’accélérateur, pratique sur les longues lignes droites.
Sur les pentes, ça dépend vraiment du pourcentage. Sur des petites côtes, ça passe, on sent le moteur qui force un peu mais ça monte. Dès que ça devient plus raide, on sent que la trottinette perd en vitesse, voire qu’elle rame franchement. Un avis client parlait de manque de force et d’erreurs après seulement 30 km, donc clairement, ce n’est pas une trottinette pensée pour les villes très vallonnées ou pour quelqu’un au poids limite des 100 kg. Pour un usage en ville plutôt plate ou avec quelques côtes raisonnables, ça reste acceptable.
La stabilité est bonne grâce au gabarit un peu massif et aux roues de 8,5 pouces. On sent qu’on est sur quelque chose de plus "adulte" qu’une petite trottinette bas de gamme. À vitesse normale, on se sent en confiance, même quand la route n’est pas parfaite. Pour slalomer entre les voitures à fond, ce n’est pas l’idée, mais pour un usage tranquille, ça tient la route.
Globalement, la performance est adaptée à un usage quotidien normal : aller au travail, à la fac, faire quelques courses. Si tu cherches quelque chose de très puissant, pour faire de longues montées ou rouler toujours à fond, ce modèle risque de te frustrer. Par contre, pour remplacer quelques trajets en voiture ou en bus sur des distances courtes à moyennes, c’est suffisant.
Présentation : ce que propose vraiment la Bongo D30
Sur le papier, la Cecotec Bongo D30, c’est une trottinette électrique adulte avec un moteur de 350 W (650 W en pic), une batterie de 270 Wh (36 V, 7,5 Ah) et une autonomie annoncée de 30 km. Elle est donnée pour supporter jusqu’à 100 kg, avec des roues gonflables de 8,5 pouces, un frein électrique à l’avant et un frein à disque à l’arrière. Le guidon est réglable en hauteur, ce qui est plutôt rare à ce prix. Elle pèse un peu plus de 14 kg, donc ce n’est pas une plume, mais ce n’est pas un tank non plus.
En vrai, une fois déballée, on retrouve bien ce qui est annoncé : cadre en aluminium, deux freins, pneus gonflables, système de pliage classique et un chargeur dans la boîte. Il n’y a pas 50 accessoires, c’est assez basique :
- 1 x trottinette
- 1 x chargeur
- quelques vis à serrer au montage
Côté usage, on est clairement sur un modèle pensé pour la ville : trajets quotidiens, pistes cyclables, routes à peu près propres. Pas de vraie suspension, juste des pneus gonflables pour encaisser un peu les chocs. Elle est annoncée conforme à la réglementation espagnole, ce qui en pratique veut dire qu’elle coche aussi les cases de base pour rouler légalement (vitesse, lumières, etc.), mais il faut toujours vérifier les règles locales.
Après quelques semaines, je la vois comme une trottinette « milieu de gamme d’entrée de gamme », si je peux dire ça comme ça. Ça veut dire que pour le prix, tu as quand même de la puissance correcte et deux freins, mais il ne faut pas s’attendre au niveau de finition ou de fiabilité d’une Xiaomi ou d’une Ninebot plus chère. Elle vise clairement ceux qui veulent une trottinette pas trop chère pour se déplacer tous les jours sans viser la perfection.
Points Forts
- Bon rapport prestations/prix (350 W, pneus gonflables, frein à disque, guidon réglable)
- Confort correct en ville grâce aux roues de 8,5 pouces et au plateau stable
- Autonomie suffisante pour des trajets quotidiens de courte à moyenne distance
Points Faibles
- Pas de vraie suspension et puissance limitée sur les côtes prononcées
- Fiabilité et SAV avec des retours utilisateurs assez mitigés (erreurs, chargeur, remboursement)
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la Cecotec Bongo D30 est une trottinette qui fait plutôt bien le boulot pour un usage urbain classique, sans être parfaite. Elle offre une puissance correcte pour la ville, un vrai frein à disque à l’arrière, des pneus gonflables qui améliorent le confort, et un guidon réglable qui la rend agréable pour différentes tailles d’utilisateurs. L’autonomie réelle tourne autour de 18–22 km selon le terrain et le poids, ce qui suffit pour la plupart des trajets quotidiens maison–boulot.
Par contre, il faut accepter quelques compromis : pas de vraie suspension, une puissance un peu limite sur les grosses côtes, une qualité de contrôle qui semble parfois inégale d’après certains avis (erreurs d’écran, chargeur défectueux), et un SAV qui n’inspire pas toujours confiance selon les retours. On est clairement en dessous des références du marché en termes de finition et de fiabilité, mais aussi en dessous en prix.
Concrètement, je la recommande à quelqu’un qui veut une trottinette pour des trajets urbains pas trop longs, sur terrain plutôt plat, avec un budget contenu, et qui accepte l’idée qu’il pourra peut-être avoir à gérer un retour ou une réparation. Si tu veux un truc ultra fiable, pour usage intensif, avec un SAV bien rodé, mieux vaut viser plus haut de gamme. Pour un premier achat ou pour un usage modéré, la Bongo D30 reste une option honnête, tant qu’on sait dans quoi on s’embarque.