Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu cherches de la puissance
Design et ergonomie : look agressif, pratique perfectible
Batterie et autonomie : correcte, mais pas les 55 km annoncés
Confort et suspensions : agréable au quotidien, surtout sur routes pourries
Solidité et finition : ça inspire confiance, mais quelques détails à surveiller
Performance et conduite : ça pousse bien, surtout en côte
Présentation générale : ce qu’on achète vraiment
Points Forts
- Moteur puissant avec très bonnes reprises, surtout en côte
- Suspension hydraulique et pneus 10" tout-terrain qui améliorent vraiment le confort
- Freinage double disque + EABS efficace, rassurant en ville
- Bon rapport puissance/prix par rapport aux grandes marques
Points Faibles
- Autonomie réelle en dessous des 55 km annoncés en usage mixte
- Trottinette lourde et encombrante, pas idéale à porter souvent
- Finitions moyennes et besoin de resserrer/régler quelques éléments au début
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Tigoten |
Une trottinette bien musclée sur le papier
J’ai roulé avec la Kukirin G2 pendant un peu plus de deux semaines, en gros tous les jours pour aller au boulot et quelques balades le week-end. Avant ça, j’avais une trottinette 350W « classique » type Xiaomi, donc je vois bien la différence entre un petit modèle urbain et ce genre de trottinette plus « costaud ». Sur la fiche produit, tu as un moteur annoncé à 1200W en crête, une batterie 48V 15,6Ah, des pneus 10 pouces tout-terrain et une double suspension hydraulique. Sur le papier, ça fait un peu machine de guerre pour le prix.
Concrètement, j’ai surtout regardé trois points : la puissance (démarrage, côtes), l’autonomie réelle par rapport aux 55 km annoncés, et le confort sur les routes pourries et les pistes cyclables. Je l’ai utilisée sous un peu de pluie, sur pavés, bitume, pistes en gravier et quelques chemins un peu défoncés. Je fais un peu moins de 80 kg, donc je suis loin de la limite des 120 kg.
Globalement, la trottinette fait le job pour quelqu’un qui veut un truc plus nerveux que les modèles de base, mais faut pas rêver : tout n’est pas parfait. Il y a des points où tu sens que c’est une marque moins connue, surtout sur les finitions et quelques bruits parasites au bout de quelques jours. Par contre, niveau patate et confort de suspension, on est clairement au-dessus des trottinettes d’entrée de gamme.
Si tu cherches une petite trottinette ultra légère à trimballer partout, ce n’est pas l’outil. La Kukirin G2, c’est plus pour ceux qui veulent un engin assez puissant pour des trajets un peu longs, avec un côté « tout-terrain léger ». Dans la suite, je détaille point par point ce qui m’a plu et ce qui m’a un peu refroidi, histoire que tu saches à quoi t’attendre avant de claquer ton budget dedans.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu cherches de la puissance
Pour le rapport qualité-prix, il faut regarder ce que tu as vraiment : un moteur qui pousse bien, une grosse batterie correcte, une double suspension hydraulique, des pneus 10 pouces tout-terrain, un triple système de freinage et un écran tactile couleur. Si tu compares à des marques plus connues avec des specs proches, tu montes souvent plus haut en prix. Donc sur le papier, la Kukirin G2 est plutôt bien placée pour quelqu’un qui veut un truc plus sérieux qu’une simple trottinette urbaine d’entrée de gamme.
Après, il y a des compromis. La marque est peu connue, le SAV est basé en Chine, et les finitions ne sont pas au niveau des gros acteurs du marché. Si tu veux un produit ultra propre, avec un réseau de réparation local bien établi, ce n’est pas forcément le meilleur choix. Par contre, si tu es un peu bricoleur et que tu acceptes de gérer toi-même les petits réglages (freins, vis, etc.), tu en as pour ton argent en termes de puissance et de confort.
Comparé à ma précédente trottinette plus basique, pour un surplus de prix raisonnable, je gagne en performance, en confort sur mauvais revêtements et en capacité à monter les côtes sans galérer. L’autonomie n’est pas révolutionnaire, mais elle reste largement suffisante pour la plupart des trajets urbains. Là où tu payes un peu moins cher qu’une grande marque, tu le sens surtout sur la finition et l’image de marque, pas tant sur les sensations de conduite.
Concrètement, je dirais que c’est un bon rapport qualité-prix pour quelqu’un qui veut une trottinette « un peu sérieuse » sans exploser son budget. Ce n’est pas la plus légère, ni la plus discrète, ni la plus raffinée, mais elle fait bien le job sur les points importants : puissance, confort, freinage et polyvalence. Si tu es prêt à accepter quelques petits défauts de finition et à faire un minimum d’entretien, tu devrais t’y retrouver. Si au contraire tu veux zéro prise de tête et un SAV béton, vise peut-être une marque plus installée, quitte à payer plus cher pour moins de watts.
Design et ergonomie : look agressif, pratique perfectible
Niveau design, la Kukirin G2 a un look assez massif, avec une combinaison jaune/noir qui fait un peu « engin de chantier » ou trottinette de descente. Perso, j’aime bien, ça change des trottinettes toutes noires, mais ça ne plaira pas à tout le monde. Le plateau est large, tu peux mettre les deux pieds assez confortablement, même en canard ou en position un pied devant / un pied derrière. Les câbles sont visibles mais globalement bien rangés, même si ça reste un peu fouillis autour du guidon.
Le système de pliage est correct mais pas ultra fluide. Il y a un gros loquet sur la colonne de direction, avec une sécurité. Une fois que tu as pris le coup, ça va, mais la première fois, tu cherches un peu comment le manipuler sans te coincer les doigts. Pliée, la trottinette reste encombrante et lourde, donc pour monter plusieurs étages sans ascenseur, tu vas vite la détester. Pour la mettre dans un coffre de voiture, par contre, ça passe, mais il faut quand même un coffre de taille moyenne au minimum.
Le guidon est bien large, ce qui donne une bonne stabilité, surtout à vitesse un peu élevée. Par contre, ça veut dire que pour passer dans certains couloirs étroits, ascenseurs ou portes, tu peux être un peu embêté. Les poignées sont basiques mais ne m’ont pas gêné, même sur 30-40 minutes de trajet. Les leviers de frein sont dans la moyenne, pas haut de gamme mais fonctionnels. Il y a aussi un crochet pour accrocher le guidon quand tu la plies, ça tient mais ce n’est pas ultra ferme, donc évite de la porter uniquement par là.
Globalement, le design est orienté usage « costaud » plutôt que minimaliste. Ça inspire une certaine confiance pour encaisser les chocs et les trottoirs, mais en contrepartie, tu perds en compacité et en légèreté. Si tu viens d’un modèle type Xiaomi ou Ninebot léger, tu vas vraiment sentir la différence. Ce n’est clairement pas la trottinette qu’on plie/déplie 10 fois par jour pour rentrer dans le bus ou le métro, c’est plus un engin qu’on laisse déplié et qu’on gare comme un vélo.
Batterie et autonomie : correcte, mais pas les 55 km annoncés
La batterie annoncée est une 48V 15,6Ah avec BMS et consommation indiquée à 0,748 kWh. Sur le papier, ça donne une autonomie de 45 à 55 km. En réalité, comme d’hab, ça dépend de ton poids, de la température, du mode utilisé et du terrain. Moi, avec mes ~80 kg, un mix de modes standard/sport et quelques côtes, j’ai tourné plutôt autour de 30-35 km avant d’atteindre un niveau de batterie où je ne me sentais plus trop à l’aise pour continuer (genre dernière barre clignotante).
En roulant uniquement en mode éco et en restant raisonnable sur les accélérations, j’ai réussi à approcher les 40 km, mais c’était en me forçant à rouler plus calme que d’habitude. Donc les 45-55 km annoncés, c’est vraiment dans des conditions très optimistes : terrain plat, vitesse modérée, utilisateur léger. Si tu comptes faire 25 km par jour, aller-retour, ça passe, mais il faudra charger tous les soirs pour être tranquille. Pour un trajet de 10-15 km quotidien, tu peux t’en sortir avec une charge tous les 2 jours en restant raisonnable.
Le temps de charge annoncé de 7-8h est à peu près ce que j’ai constaté. Si tu branches le soir en rentrant, c’est plein le matin. Le chargeur coupe automatiquement à pleine charge, ce qui est rassurant. Le bloc est dans la moyenne en taille et bruit (léger souffle mais rien de méchant). Ça reste une grosse batterie, donc pas de miracle : si tu la vides souvent à fond, il faudra accepter une perte de capacité au bout d’un moment, comme sur toutes les trottinettes.
Un point positif, c’est la gestion de la batterie avec le BMS et les protections (surchauffe, surcharge, etc.). Je n’ai pas eu de coupure bizarre ni de chute brutale de pourcentage. Par contre, l’indicateur de batterie reste assez grossier : les dernières barres descendent plus vite, donc il faut apprendre un peu comment elle réagit. Globalement, l’autonomie est correcte sans plus : suffisante pour un usage urbain quotidien, mais si tu espérais faire 50 km à fond en mode sport, tu peux oublier. Pour le prix, ça reste honnête, mais il faut être réaliste par rapport aux chiffres marketing.
Confort et suspensions : agréable au quotidien, surtout sur routes pourries
Le gros point qui m’a plu, c’est le confort grâce à la double suspension hydraulique avant/arrière. Clairement, ça change la vie par rapport aux trottinettes sans suspension ou avec un simple ressort symbolique. Les ralentisseurs, les petits trous dans la chaussée, les raccords de bitume, tout ça est bien filtré. Tu sens encore les gros chocs, normal, mais ça tape beaucoup moins dans les poignets et les genoux. Sur 30 minutes de trajet, tu arrives moins secoué, surtout si ta ville a des routes un peu défoncées.
Les pneus 10 pouces tout-terrain avec chambre à air aident aussi. Ils ont un bon volume d’air, ce qui ajoute un peu de confort. Par contre, qui dit chambre à air dit risque de crevaison, donc il faut l’accepter. Pour l’instant, je n’ai pas crevé, mais je fais un minimum attention où je roule. Sur les pavés, la trottinette reste gérable, même si ça vibre un peu. Sur des chemins en gravier ou en terre battue, ça passe étonnamment bien tant que tu ne roules pas trop vite.
Le plateau est assez large et long, ce qui permet de varier la position des pieds. Pour les trajets un peu longs, c’est appréciable, tu n’es pas coincé dans une seule posture. Je n’ai pas eu de douleur particulière aux jambes, même lors d’une sortie d’environ 20 km en une fois. Le guidon, lui, est à une hauteur correcte pour mon 1m78 ; je n’ai pas eu besoin de me pencher de façon bizarre, et je n’ai pas fini avec le dos en vrac. Par contre, ceux qui sont très grands pourraient trouver ça un poil bas, à vérifier.
Au niveau bruit et sensations, la trottinette n’est pas silencieuse, surtout à cause des pneus tout-terrain qui « ronronnent » un peu sur le bitume. Les suspensions peuvent aussi faire quelques petits bruits au bout de quelques jours (cliquetis légers), rien de dramatique, mais ça rappelle qu’on n’est pas sur un produit ultra premium. Dans l’ensemble, pour le confort, c’est franchement pas mal : tu peux encaisser des trajets quotidiens et quelques balades sans finir cassé en deux, ce qui n’est pas toujours le cas sur des modèles plus rigides.
Solidité et finition : ça inspire confiance, mais quelques détails à surveiller
Niveau solidité, la trottinette donne une impression assez robuste dès qu’on la sort du carton. Le châssis est massif, les soudures ont l’air propres et le poids global te fait vite comprendre que ce n’est pas un jouet. Après deux semaines d’utilisation quotidienne, je n’ai rien cassé, pas de jeu énorme dans la colonne de direction, et le système de pliage n’a pas bougé. Par contre, il faut vraiment bien serrer toutes les vis au montage, et je conseille de refaire un petit tour de clé après quelques jours, surtout au niveau du guidon et du garde-boue arrière.
Les freins à disque tiennent bien, mais j’ai dû faire un léger réglage au bout d’une semaine car un des disques commençait à frotter un peu. Rien de fou, mais il faut accepter de mettre un peu les mains dedans ou de passer chez un petit réparateur de vélos/trottinettes. Les pneus, eux, n’ont pas montré d’usure particulière sur cette période, ce qui est logique, mais le profil tout-terrain laisse penser qu’ils tiendront un moment si tu ne fais pas que du freinage violent et des dérapages.
Sur les finitions, on voit que ce n’est pas une marque très haut de gamme. Quelques plastiques font un peu cheap, notamment autour des feux et de certaines pièces du cockpit. L’éclairage LED RGB fait gadget, mais bon, ça ne gêne pas vraiment. L’indice d’étanchéité IPX4 veut dire que ça encaisse les éclaboussures et la petite pluie, mais ce n’est clairement pas fait pour rouler sous un orage pendant une heure. J’ai roulé sous une pluie fine pendant 15-20 minutes, aucun souci, mais je ne tenterais pas beaucoup plus.
La garantie annoncée (6 à 12 mois + support technique à vie) est rassurante sur le papier, mais comme toujours avec des marques moins connues, le vrai test, c’est le jour où tu as un problème sérieux. Je n’ai pas eu besoin de les contacter, donc je ne peux pas juger l’efficacité du SAV. En résumé, la durabilité semble correcte pour l’instant, avec un châssis costaud, mais il faut accepter de surveiller les serrages et les réglages régulièrement. Ce n’est pas une trottinette qu’on oublie complètement une fois sortie du carton, il y a un minimum d’entretien à prévoir.
Performance et conduite : ça pousse bien, surtout en côte
Sur la puissance, rien à dire : ça envoie. Le moteur 1200W en crête, on le sent dès le démarrage. En mode sport débridé, tu as vraiment une bonne accélération, au point qu’il faut se pencher un peu en avant pour ne pas être surpris au feu vert. Comparé à ma vieille 350W, c’est le jour et la nuit. Pour doubler les autres trottinettes sur piste cyclable, tu n’auras aucun mal. Par contre, il faut rester sérieux sur la sécurité, parce que la trottinette n’est pas une moto, et à haute vitesse, le moindre nid-de-poule peut vite te rappeler à l’ordre.
En côte, c’est là où j’ai vraiment vu la différence. J’ai une montée assez raide sur mon trajet, où ma trottinette précédente tombait à 10-12 km/h en soufflant. La Kukirin G2 la monte sans broncher, même en mode standard, et en sport, tu restes au-dessus des 20 km/h sans souci. Pour quelqu’un qui habite dans une ville vallonnée, c’est clairement un plus. Le couple annoncé de 29 Nm semble cohérent avec ce ressenti : tu n’es pas scotché dès que la route grimpe un peu.
Les modes de conduite sont assez nombreux (6 vitesses entre bridé et débridé), mais honnêtement, au quotidien, j’en utilise 2 ou 3 : éco pour rouler tranquille ou quand la batterie est basse, standard pour la plupart du temps, et sport quand j’ai envie de gagner du temps ou que j’ai une grosse côte. L’écran tactile permet de changer ça assez facilement, mais je ne passe pas ma vie dedans non plus. Le freinage, avec double disque + EABS, fait bien le boulot : la trottinette s’arrête vite, même sous la pluie légère, mais ça reste une trottinette lourde, donc il faut anticiper un minimum.
Niveau stabilité, les pneus 10 pouces tout-terrain et la suspension aident bien. Sur pavés et routes défoncées, tu sens que ça bouge, mais ça reste gérable. Sur chemin en gravier, ça passe aussi, à condition de ne pas rouler comme un fou. C’est clairement plus à l’aise que les petites trottinettes urbaines aux pneus pleins. En résumé, pour la performance pure, c’est franchement pas mal : ça ne rivalise pas avec les trottinettes ultra haut de gamme à double moteur, mais pour ce niveau de prix, la pêche est largement suffisante pour un usage quotidien et quelques sorties plus fun.
Présentation générale : ce qu’on achète vraiment
Sur le papier, la Kukirin G2 c’est une trottinette électrique adulte avec moteur 1200W en puissance crête, batterie 48V 15,6Ah, roues 10 pouces à chambre à air et double suspension hydraulique. La vitesse max est annoncée à 25 km/h en mode bridé, mais tu as des modes « débridés » dans l’interface, avec des vitesses théoriques plus élevées (jusqu’à presque 45 km/h annoncés en mph dans la fiche). En pratique, c’est surtout utile pour avoir plus de reprise et de couple, pas forcément pour rouler à fond tout le temps.
Dans la boîte, tu as la trottinette pliée, le chargeur, un garde-boue arrière à monter, un petit kit d’outils (clés Allen, vis de rechange, etc.) et le manuel. Le montage est simple mais il faut quand même prendre 20-30 minutes pour bien serrer le guidon et le garde-boue, et vérifier les freins. Rien de compliqué, mais ce n’est pas plug & play comme certains modèles déjà montés. La marque affichée sur la fiche est un peu confuse (Kukirin / Tigoten), ce qui ne rassure pas de fou, mais le manuel et la trottinette sont bien marqués Kukirin.
Elle est donnée pour 120 kg de charge max, donc adaptée aux gabarits un peu lourds. L’autonomie annoncée va de 45 à 55 km, avec une charge complète en 7 à 8h. Ça, c’est la version optimiste. Mon usage, c’est environ 12 km aller-retour par jour, plus quelques détours, donc j’ai pu mesurer assez vite ce que ça donne en vrai avec un mix de modes éco/standard/sport.
La trottinette est vendue comme un modèle « tout-terrain » avec pneus à gros crampons, éclairage complet (phare avant, feu stop, clignotants, LED RGB) et triple système de freinage (double disque + EABS). Sur le terrain, on sent qu’elle est pensée pour encaisser plus qu’une simple trottinette de ville, mais il ne faut pas non plus la prendre pour une moto cross. Ça reste une trottinette, avec les limites qui vont avec en termes de stabilité à haute vitesse et de légalité sur la voie publique.
Points Forts
- Moteur puissant avec très bonnes reprises, surtout en côte
- Suspension hydraulique et pneus 10" tout-terrain qui améliorent vraiment le confort
- Freinage double disque + EABS efficace, rassurant en ville
- Bon rapport puissance/prix par rapport aux grandes marques
Points Faibles
- Autonomie réelle en dessous des 55 km annoncés en usage mixte
- Trottinette lourde et encombrante, pas idéale à porter souvent
- Finitions moyennes et besoin de resserrer/régler quelques éléments au début
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la Kukirin G2, c’est une trottinette puissante et confortable, pensée pour ceux qui veulent quelque chose de plus costaud qu’un simple modèle urbain d’entrée de gamme. Le moteur a de la patate, les côtes passent sans souffrir, la double suspension et les pneus 10 pouces rendent les trajets sur routes abîmées beaucoup plus agréables. Pour aller au boulot, faire des trajets de 10 à 20 km par jour ou quelques balades le week-end, elle fait clairement le job.
Par contre, ce n’est pas un produit parfait. L’autonomie réelle est en dessous des 55 km annoncés dès que tu utilises un peu les modes rapides, la trottinette est lourde et encombrante, et les finitions rappellent qu’on est sur une marque moins connue. Il faut aussi accepter un minimum d’entretien (resserrer quelques vis, ajuster les freins) et ne pas compter sur un réseau SAV local hyper développé. Pour quelqu’un qui veut une machine nerveuse, plutôt orientée confort et puissance, et qui n’a pas peur de mettre un peu les mains dedans, c’est un choix cohérent. Si tu cherches au contraire une trottinette ultra légère, hyper simple à transporter et avec une image de marque bien installée, il vaut mieux regarder ailleurs, quitte à sacrifier un peu de performance.