Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses capacités
Design et encombrement : ça en impose, mais ce n’est pas discret
Batterie et autonomie : solide mais loin des 100 km annoncés
Confort et suspension : ça filtre bien, mais ce n’est pas un tapis volant
Puissance, freinage et conduite : ça envoie, mais il faut rester vigilant
Ce que propose vraiment cette ENGWE Y1000
Points Forts
- Double moteur puissant qui gère bien les côtes et les accélérations
- Grosse batterie 52 V 22,5 Ah offrant une autonomie réelle confortable (50-70 km)
- Freins hydrauliques efficaces et rassurants, même pour les freinages d’urgence
Points Faibles
- Poids et encombrement importants, peu pratique à porter ou stocker dans un petit espace
- Autonomie réelle loin des 100 km annoncés dès qu’on roule à un rythme normal
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ENGWE |
Une trottinette bien équipée sur le papier
J’ai utilisé cette ENGWE Y1000 pendant un peu plus de deux semaines, surtout pour aller au boulot (environ 12 km aller-retour) et quelques balades le week-end. Sur le papier, c’est clairement une trottinette « gros gabarit » : double moteur 2400 W, grosse batterie 52 V 22,5 Ah, freins hydrauliques, appli, NFC, Bluetooth, navigation… Franchement, quand tu lis la fiche produit, tu as l’impression que ça va remplacer la voiture. En réalité, c’est un bon gros engin puissant, mais avec quelques compromis et trucs à savoir avant d’acheter.
Je ne suis pas un pro de la trottinette, avant ça j’avais un modèle plus simple autour de 500 W, batterie 36 V, donc beaucoup plus basique. Du coup, le saut en puissance et en confort se sent direct. Par contre, ça veut aussi dire plus de poids, plus de réglages, plus de choses qui peuvent potentiellement poser problème. Je l’ai surtout testée sur route, pistes cyclables, un peu de pavés et quelques chemins en gravier pour voir ce que donnait la « suspension tout-terrain » annoncée.
Ce que je vais détailler, c’est vraiment du vécu : ce qui m’a plu, ce qui m’a agacé, et à qui je recommanderais ce modèle. Je ne vais pas te sortir des chiffres de labo, c’est plutôt des impressions basées sur le quotidien : démarrages aux feux, freinages d’urgence, petites montées, pluie légère, transport dans l’ascenseur, etc. Globalement, la trottinette est assez rassurante à conduire, mais elle demande un minimum d’habitude, surtout avec la puissance des deux moteurs.
Si tu cherches une trottinette légère à porter dans le métro, on peut déjà dire que ce n’est pas ça. Par contre, si tu veux un truc qui envoie bien, qui tient la route niveau freinage et autonomie, là ça devient plus intéressant. Mais il faut accepter quelques défauts : encombrement, poids, appli pas parfaite, et sûrement un peu de bricolage/entretien à prévoir sur le long terme. Je vais rentrer dans le détail dans les sections suivantes.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses capacités
Sur le rapport qualité-prix, il faut regarder ce que tu as vraiment pour ton argent. Avec cette ENGWE Y1000, tu payes pour une grosse batterie, une double motorisation puissante, des freins hydrauliques et une suspension avant/arrière. À ça tu ajoutes les petits bonus : NFC, appli, Bluetooth, navigation, éclairage complet. Si tu compares avec d’autres trottinettes de même catégorie (double moteur, grosse batterie), on est plutôt dans une zone de prix raisonnable, pas discount mais pas délirante non plus.
Là où ça se discute, c’est si tu n’utilises pas tout ce qu’elle propose. Si tu roules toujours en mode doux, que tu fais 5 km par jour en ville bien plate, et que tu n’as pas besoin de double moteur, tu payes un peu pour rien. Dans ce cas, un modèle plus simple, plus léger et moins cher fera très bien l’affaire. Par contre, si tu as des trajets de 15-20 km, avec quelques côtes, et que tu veux un bon freinage + du confort, là le prix commence à être cohérent.
Il faut aussi prendre en compte la durabilité potentielle. Les freins hydrauliques, c’est plus agréable et plus sûr, mais ça demande un peu plus d’entretien qu’un simple frein à câble. La grosse batterie, si tu en prends soin (éviter de la vider à 0%, ne pas la laisser des semaines complètement chargée), devrait te tenir un moment, mais son remplacement coûtera cher le jour où elle fatiguera. C’est le jeu sur ce genre d’engin.
En résumé, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour un utilisateur qui roule souvent et loin, et un peu moins pour quelqu’un qui fait juste du trajet occasionnel. Ce n’est pas la trottinette la plus économique du marché, mais vu l’équipement (freins hydro, grosse batterie, suspension complète, double moteur), ça reste cohérent. Il faut juste être honnête avec ton usage : si tu ne vas jamais exploiter plus de la moitié de ses capacités, tu peux trouver plus simple et moins cher ailleurs.
Design et encombrement : ça en impose, mais ce n’est pas discret
Niveau design, la Y1000 a un look assez massif. La couleur argent donne un côté un peu « machine industrielle » plus que jouet, ce qui n’est pas plus mal. On sent que c’est pensé pour être costaud plutôt que compact. Le plateau est large, tu poses facilement les deux pieds, ce qui aide beaucoup pour la stabilité, surtout quand tu accélères fort ou que tu freines sec. En revanche, il faut de la place pour la ranger, ce n’est clairement pas une trottinette qu’on glisse derrière une porte sans y penser.
Le système de pliage est correct, ça se fait sans galérer, mais le résultat reste un gros bloc assez lourd. Pour monter quelques marches ou la mettre dans un coffre, ça va, mais tu ne la porteras pas longtemps à la main. Si tu habites en étage sans ascenseur, je te le dis franchement : réfléchis bien. Dans mon cas, avec un ascenseur, ça passe, mais je sens bien le poids quand je dois la manipuler dans les couloirs ou la tourner dans un espace étroit.
Les commandes au guidon sont plutôt bien placées : écran au centre, gâchette d’accélération à droite, freins de chaque côté. L’affichage couleur est lisible même en plein jour, ce qui est un bon point. Par contre, il y a pas mal de câbles visibles, ce qui donne un aspect un peu chargé. Ça ne me dérange pas trop, mais ça enlève un peu de « propreté » visuelle. Ce n’est pas moche, mais ce n’est pas minimaliste non plus.
En roulant, la position est naturelle, on est assez haut, on voit bien la route. L’éclairage d’ambiance, avec les lumières latérales, fait un peu « vaisseau spatial », ça se voit bien la nuit. Perso, j’aime bien parce que tu es mieux vu par les voitures, même si certains trouveront ça un peu tape-à-l’œil. Globalement, niveau design, ça fait sérieux et rassurant, mais pas discret ni léger. C’est une trottinette qui se voit, dans tous les sens du terme.
Batterie et autonomie : solide mais loin des 100 km annoncés
La batterie de 52 V 22,5 Ah est clairement un des gros arguments de cette trottinette. Sur le papier, on te vend jusqu’à 100 km d’autonomie. En réalité, comme d’habitude, ça dépend de ton poids, de la vitesse, du relief, du vent, etc. Pour situer, je fais un peu moins de 80 kg, je roule souvent en mode intermédiaire avec des pointes plus rapides, et j’ai pas mal de démarrages/arrêts sur mon trajet urbain.
Dans ces conditions, je suis plutôt autour de 55 à 70 km réels avant de me sentir obligé de recharger, pour garder une marge. Si je roule plus cool, en mode éco, sans trop tirer sur les moteurs, je peux sûrement gratter un peu plus, mais je n’ai jamais atteint les 100 km. Honnêtement, pour une trottinette de ce type, c’est déjà très correct. Tu peux faire plusieurs jours de trajets domicile-travail sans recharger si tu n’habites pas trop loin, ou de longues balades le week-end sans anxiété de batterie.
La charge annoncée en 5-6 heures est réaliste avec le chargeur fourni, à condition de ne pas repartir de 0% complet. En pratique, je branchais quand l’indicateur descendait vers 25-30%, et je retrouvais la batterie pleine en fin de journée ou le lendemain matin. Ça reste une grosse batterie, donc il faut accepter des temps de charge un peu longs par rapport à des modèles plus petits. Par contre, ça évite de devoir la brancher tous les jours si tu as des trajets raisonnables.
Un petit bémol : l’indicateur de batterie n’est pas ultra linéaire. Les premiers pourcentages descendent lentement, puis ça s’accélère un peu vers la fin, surtout si tu continues à rouler fort. Il faut prendre l’habitude de ne pas se fier uniquement au chiffre, mais aussi à l’expérience. Globalement, pour quelqu’un qui fait entre 10 et 30 km par jour, cette batterie est confortable et rassurante. Juste, ne compte pas trop sur les 100 km annoncés, sauf à rouler pépère en mode éco sur terrain plat.
Confort et suspension : ça filtre bien, mais ce n’est pas un tapis volant
Sur le confort, c’est là où je vois vraiment la différence avec ma trottinette précédente. La suspension avant et arrière fait bien le job sur les nids-de-poule moyens, les raccords de bitume, les pavés légers. Tu sens encore les défauts de la route, mais c’est beaucoup moins brutal. Au bout de 10 km, je suis moins secoué qu’avant, et j’ai moins mal aux poignets et aux genoux. Pour rouler en ville avec des routes pas parfaites, c’est franchement appréciable.
Sur les chemins en gravier et les petites pistes un peu cabossées, ça passe aussi. Faut rester raisonnable sur la vitesse, ce n’est pas un VTT, mais la trottinette encaisse mieux que ce que j’attendais. Le gros avantage, c’est la largeur du plateau et la stabilité générale : tu peux bien te caler, fléchir un peu les jambes, et ça reste contrôlable. Par contre, les pneus sont annoncés comme solides, donc pas gonflables, ce qui veut dire moins de risque de crevaison, mais un peu plus de vibrations qu’avec de vrais pneus air.
Au niveau position de conduite, je n’ai pas eu de souci particulier. Le guidon est à une hauteur correcte (je fais 1m78) et je n’ai pas eu à me pencher comme un fou. Après 30-40 minutes de trajet, je ressens un peu de fatigue dans les jambes, mais rien d’anormal pour ce type d’engin. Ceux qui ont mal au dos ou aux genoux apprécieront la suspension, mais il ne faut pas s’attendre à ne plus rien sentir du tout, on reste sur une trottinette, pas un scooter avec selle.
Un point à noter : le poids de la trottinette aide aussi au confort, dans le sens où elle ne « sautille » pas dans tous les sens. Elle reste bien plaquée au sol, ce qui est rassurant. En contrepartie, pour la manœuvrer à basse vitesse (genre dans un couloir ou un garage étroit), tu sens que ce n’est pas un poids plume. Globalement, pour un usage quotidien sur routes moyennes à un peu dégradées, le confort est franchement pas mal. Ce n’est pas du luxe absolu, mais c’est largement au-dessus des petites trottinettes basiques.
Puissance, freinage et conduite : ça envoie, mais il faut rester vigilant
Niveau performance, la première chose qui frappe, c’est la puissance des deux moteurs. En mode le plus punchy, les démarrages sont vraiment vifs. Si tu n’es pas bien campé sur le plateau, tu peux être surpris. Pour doubler des vélos ou repartir vite d’un feu, ça fait clairement la différence par rapport à une trottinette 500 W. Sur les petites côtes de mon trajet (rien de fou, mais quelques bonnes montées), la Y1000 garde une vitesse correcte sans forcer, là où mon ancien modèle peinait et perdait beaucoup de vitesse.
Les quatre modes de vitesse sont utiles pour calmer le jeu. En ville, j’ai fini par rouler la plupart du temps sur un mode intermédiaire, histoire de garder un bon compromis entre réactivité et maîtrise. Pour les lignes droites dégagées ou les pistes cyclables bien larges, je montais d’un cran. On sent que la trottinette pourrait aller très vite, mais honnêtement, en usage réel, tu n’exploites pas tout, surtout si tu veux rester en sécurité et dans quelque chose de raisonnable.
Le gros point rassurant, ce sont les freins hydrauliques. Là-dessus, rien à redire : le mordant est bon, la progressivité aussi. J’ai fait quelques freinages d’urgence (voiture qui se rabat un peu trop tôt, piéton distrait) et la trottinette s’arrête fort, sans partir de travers. Sous la pluie légère, ça freine encore correctement, même si je réduis toujours un peu la vitesse par prudence. Les disques ventilés de 140 mm semblent suffire largement pour le gabarit.
En termes de conduite globale, une fois que tu as pris le coup, c’est assez plaisant. La trottinette reste stable, on ne sent pas de flottement inquiétant. Par contre, je ne la recommanderais pas à un débutant total qui n’a jamais mis le pied sur une trottinette électrique. Mieux vaut commencer sur un modèle moins puissant, ou au minimum rester longtemps sur le mode le plus doux. Pour un utilisateur déjà un peu habitué, la Y1000 offre une conduite fun et efficace, mais toujours avec l’idée qu’il faut garder la tête froide, parce que la puissance est bien là.
Ce que propose vraiment cette ENGWE Y1000
Concrètement, la Y1000 c’est une trottinette électrique assez musclée, pensée pour les trajets un peu longs et les gens qui veulent quelque chose de plus sérieux qu’une petite trottinette de ville. Tu as deux moteurs annoncés pour 2400 W au total, une batterie 52 V 22,5 Ah, des freins hydrauliques avant/arrière, une suspension avant et arrière, des pneus 10 pouces (type plein/solide d’après la fiche), et tout un tas de gadgets : NFC pour le déverrouillage, Bluetooth, appli, écran couleur avec navigation.
Elle est donnée pour 100 km d’autonomie, angle de montée jusqu’à 20°, charge rapide en 5-6 h, et un poids max utilisateur de 120 kg. Sur le terrain, c’est clairement une trottinette qui se destine à quelqu’un qui va faire : soit des trajets quotidiens un peu longs, soit des sorties loisirs avec un peu de dénivelé ou de chemins pas parfaits. On n’est pas sur un jouet, c’est un engin qui pousse fort quand tu actives les deux moteurs.
Tu as aussi 4 modes de vitesse, ce qui est plutôt utile. En ville, je me suis retrouvé souvent à rouler en mode plus calme, parce qu’avec la patate des moteurs, tu peux vite partir trop fort si tu n’es pas concentré. L’écran TFT de 2,4 pouces est lisible, tu vois la vitesse, la batterie, le mode, etc. La navigation intégrée, ça fonctionne, mais j’y reviendrai car ce n’est pas forcément le truc le plus pratique du monde.
Au niveau usage, je dirais que c’est adapté à quelqu’un qui veut vraiment remplacer une partie de ses trajets voiture ou transports par la trottinette, et qui accepte d’avoir un gros machin à stocker chez lui. Si tu veux juste faire 3 km de temps en temps, ça fait un peu canon pour tuer une mouche. Mais si tu fais 10-20 km régulièrement, là ses caractéristiques commencent à avoir du sens, surtout la grosse batterie et les freins hydrauliques.
Points Forts
- Double moteur puissant qui gère bien les côtes et les accélérations
- Grosse batterie 52 V 22,5 Ah offrant une autonomie réelle confortable (50-70 km)
- Freins hydrauliques efficaces et rassurants, même pour les freinages d’urgence
Points Faibles
- Poids et encombrement importants, peu pratique à porter ou stocker dans un petit espace
- Autonomie réelle loin des 100 km annoncés dès qu’on roule à un rythme normal
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette ENGWE Y1000 est une trottinette puissante, confortable et plutôt bien équipée, mais qui s’adresse clairement à un certain type d’utilisateur. Si tu cherches un vrai remplaçant pour une partie de tes trajets voiture ou transports, avec des distances un peu longues et éventuellement du relief, elle a du sens : grosse batterie, double moteur, freins hydrauliques rassurants, suspension qui améliore vraiment le confort, éclairage complet pour rouler tôt le matin ou tard le soir. On sent qu’elle a été pensée pour rouler souvent, pas juste faire 2 km pour aller chercher le pain.
Par contre, il faut accepter les contreparties : c’est lourd, encombrant, pas fait pour être porté dans les escaliers tous les jours. L’autonomie réelle est bonne mais pas magique, loin des 100 km annoncés si tu roules normalement. L’appli et les fonctions connectées sont un plus sympa, mais pas indispensables, et tout ce côté « gadget » ne doit pas être la raison principale de l’achat. Si tu veux juste une trottinette simple, légère et pas chère pour quelques kilomètres à plat, ce n’est pas le bon choix.
Je la conseillerais à quelqu’un qui : fait entre 10 et 30 km par jour, pèse jusqu’à 100-110 kg, veut de la marge en puissance et en freinage, et a la place pour stocker un engin de ce gabarit. Ceux qui devraient passer leur chemin : les débutants complets, les gens sans ascenseur, ou ceux qui veulent juste un petit engin urbain facile à trimballer. Dans son usage cible, elle fait le job et même un peu plus. En dehors de ça, tu risques de payer trop cher pour quelque chose que tu n’exploiteras pas vraiment.