Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : beaucoup de puissance pour le tarif, mais quelques compromis
Design : massif, tape-à-l’œil, pas discret pour deux sous
Batterie et autonomie : annoncée à 100 km, en vrai c’est moins mais correct
Confort et prise en main : ça filtre bien, mais faut respecter la bête
Performances : ça pousse fort, surtout en double moteur
Présentation : ce que propose vraiment le Lohang K8 sur le papier
Points Forts
- Double moteurs puissants : très bonnes accélérations et capacité à monter des côtes
- Grosse batterie 60V 38Ah : autonomie réelle confortable, bien au-dessus de la moyenne
- Pneus 12 pouces + double suspension + freins hydrauliques : confort et sécurité corrects pour la catégorie
Points Faibles
- Poids et encombrement élevés : peu pratique à porter ou stocker dans de petits espaces
- Interface et éclairage peu intuitifs, documentation moyenne et SAV uniquement en ligne
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Lohang |
Un gros scooter électrique qui change des petites trottinettes de ville
J’ai utilisé ce scooter électrique Lohang K8 pendant quelques semaines pour aller bosser, faire des courses et me balader un peu en dehors de la ville. Pour situer, avant ça j’avais une trottinette 500 W classique, roue 10 pouces, plutôt orientée ville. Là, on est clairement sur un autre délire : c’est plus gros, plus lourd, plus puissant, et ça se rapproche plus d’un petit scooter que d’une trottinette de location.
Ce qui m’a frappé dès le début, c’est la sensation de puissance. Les deux moteurs, ça se sent tout de suite au démarrage, même avec mon poids (un peu plus de 90 kg, sac compris). Par contre, faut être honnête : ce n’est pas un jouet. Si tu n’as jamais roulé en engin un peu costaud, tu peux te faire surprendre au début, surtout en mode pleine patate. On comprend vite pourquoi certains utilisateurs parlent de “petite bombe”.
En parallèle, j’ai vite vu aussi les limites pratiques. Le truc est lourd, encombrant, et même si c’est pliable, ce n’est pas la trottinette qu’on porte facilement dans les escaliers ou qu’on glisse sous le bureau comme une Xiaomi de base. En gros, si tu cherches juste un truc léger pour faire 3 km en ville et le monter au 4e sans ascenseur, ce modèle n’est clairement pas adapté.
Globalement, après cette période de test, je dirais que le Lohang K8 vise surtout ceux qui veulent un engin puissant pour des trajets un peu longs, qui n’ont pas peur du poids, et qui sont prêts à mettre les mains dans le guidon pour comprendre les réglages. C’est plutôt orienté usage sérieux (domicile-travail, un peu de hors-piste léger) que balade tranquille sur piste cyclable le dimanche.
Rapport qualité-prix : beaucoup de puissance pour le tarif, mais quelques compromis
En termes de rapport qualité-prix, le Lohang K8 se place plutôt bien si tu cherches de la puissance et de l’autonomie avant tout. Pour le tarif où on le voit sur Amazon, avoir une batterie 60V 38Ah, des double moteurs, des freins hydrauliques, de gros pneus 12 pouces et une double suspension complète, c’est franchement pas mal sur le papier. Si tu compares avec des modèles de marques plus connues avec des specs proches, tu montes souvent beaucoup plus haut en prix.
Par contre, il faut accepter certains compromis. La doc est moyenne, l’ergonomie des commandes (surtout l’éclairage) n’est pas très claire, et le SAV repose surtout sur le vendeur Amazon et les mails. Ils promettent une garantie 180 jours et un support 24h/24, mais ça reste du support à distance, pas un réseau de magasins. Donc si tu n’aimes pas trop bricoler ou que tu veux un suivi béton avec atelier près de chez toi, ce n’est pas forcément le meilleur choix.
Pour quelqu’un qui sait qu’il veut un gros scooter électrique, qui a un peu l’habitude de ce type de produit et qui n’a pas peur de faire quelques réglages lui-même, je trouve que le K8 a un bon rapport équipement/prix. Tu en as clairement plus sous le pied qu’avec une trottinette urbaine classique vendue au même tarif. Par contre, pour un débutant total ou quelqu’un qui veut un truc léger, simple, garanti partout, je conseillerais plutôt de regarder des marques plus “grand public”, quitte à avoir moins de puissance et moins d’autonomie.
En résumé : si tu sais ce que tu achètes et que tu as un usage adapté (trajets un peu longs, besoin de puissance, gabarit adulte, éventuellement un peu de hors-piste), le rapport qualité-prix est bon. Si tu cherches juste un moyen de transport basique, léger et ultra simple, tu vas payer pour des fonctionnalités dont tu n’as pas vraiment besoin, et là ça devient moins intéressant.
Design : massif, tape-à-l’œil, pas discret pour deux sous
Niveau design, le Lohang K8 ne joue pas la carte de la discrétion. Il est gros, noir, avec plein de LED qui peuvent s’allumer un peu partout. On est loin de la petite trottinette sobre qu’on gare devant le bureau sans que personne ne la remarque. Là, dès que tu arrives quelque part, les gens regardent, surtout si tu laisses l’éclairage ambiant activé. Perso, j’ai fini par couper la plupart des lumières gadgets pour garder juste ce qui est utile la nuit.
Le deck est large, et ça, c’est un vrai plus. Tu peux facilement mettre les deux pieds bien stables, même si tu es grand. On se sent bien posé, ce qui est important vu la puissance de l’engin. Le guidon est fixe et assez large aussi, ce qui donne un bon contrôle, mais ça augmente l’encombrement. Pliée, la trottinette reste longue et volumineuse, ce n’est pas le genre de truc qui se faufile partout dans un couloir étroit.
Un point un peu agaçant : la gestion des phares et des lumières d’ambiance n’est pas très intuitive. Comme un des avis Amazon le dit, on peut se retrouver avec toutes les lumières de couleurs alors qu’on voudrait juste le phare. Le bouton mode, l’icône de phare sur l’écran… ce n’est pas super clair, et la notice n’aide pas beaucoup. Il faut tâtonner pour comprendre quelle combinaison de touches fait quoi. Ça fait un peu bricolage sur cette partie.
En résumé, le design est pensé pour être costaud et un peu “show-off” plus que minimaliste. Si tu veux quelque chose de discret et passe-partout, ce n’est pas le bon modèle. Si tu aimes le côté gros engin bien visible, avec un look plus proche d’un petit scooter que d’une trottinette classique, tu t’y retrouveras. Juste, prévois de la place pour le garer et le stocker, ce n’est pas un jouet qu’on planque dans un coin.
Batterie et autonomie : annoncée à 100 km, en vrai c’est moins mais correct
La batterie 60V 38Ah est clairement un des gros arguments du Lohang K8. Sur la fiche, on voit 100 km d’autonomie annoncés, ce qui fait toujours rêver. Dans la vraie vie, comme d’habitude, ça dépend énormément de ton poids, du type de trajet, du mode utilisé (un moteur / deux moteurs), de la vitesse moyenne et du relief. Avec mes 90+ kg, une utilisation mixte ville / un peu de chemins, et en alternant un moteur et deux moteurs, je suis plus sur une fourchette de 50 à 70 km raisonnables.
Si tu roules tranquillement, un moteur, vitesse modérée, principalement sur du plat, tu peux effectivement te rapprocher des grosses autonomies annoncées. Par contre, si tu profites à fond de la puissance, double moteur quasi tout le temps, fortes accélérations et côtes, ça descend plus vite. Ça reste quand même largement au-dessus de la plupart des petites trottinettes urbaines qui plafonnent à 25-30 km réels. Pour un usage domicile-travail jusqu’à 15-20 km aller-retour, tu es large sur plusieurs jours sans recharger.
Le temps de charge annoncé est de 6 à 8 heures. De mon côté, sur une charge presque vide à pleine, je suis plutôt autour de 7 heures avec un seul chargeur. Il y a un double port de charge, donc si tu achètes un deuxième chargeur compatible, tu peux théoriquement réduire ce temps. Mais ça reste une grosse batterie : ce n’est pas un smartphone, il faut prévoir de le charger la nuit, pas juste 30 minutes avant de partir.
Je n’ai pas assez de recul pour juger la durée de vie de la batterie sur plusieurs années, mais vu la capacité, même si elle perd un peu avec le temps (ce qui est normal pour du lithium), tu garderas quand même une autonomie correcte. En résumé : l’autonomie annoncée est optimiste, mais en usage réel on reste sur quelque chose de solide, largement suffisant pour la plupart des trajets quotidiens et des balades plus longues le week-end.
Confort et prise en main : ça filtre bien, mais faut respecter la bête
Sur le plan du confort, j’ai été plutôt agréablement surpris. Les pneus 12 pouces et la double suspension avant / arrière font clairement la différence par rapport à une trottinette urbaine classique. Les pavés, les petites bosses, les raccords de bitume, ça passe nettement mieux. On sent toujours les défauts de la route, mais ça tape beaucoup moins dans les genoux et le dos. Pour des trajets un peu longs, c’est appréciable.
Le deck large permet de bien se caler, et on trouve facilement une position confortable, soit avec les pieds côte à côte, soit un pied en avant, un en arrière. Pour mon gabarit (1m80), je ne me suis jamais senti à l’étroit. Le guidon tombe bien sous les mains, les poignées sont correctes, pas de truc haut de gamme mais ça fait le job. On a rapidement confiance une fois qu’on a compris la puissance de l’engin.
Par contre, la première prise en main peut être un peu brutale. En mode double moteur, les accélérations sont franches, surtout si tu viens d’un modèle 350/500 W. Il faut vraiment y aller mollo sur la gâchette au début, sinon tu te fais surprendre. Je conseille clairement de commencer en mode plus doux (un seul moteur, vitesse limitée) pour se faire la main. Un des avis Amazon qui parle de “sensation forte en 3e vitesse” ne ment pas, ça tire bien.
Niveau maniabilité, en ville ça va, mais on sent le poids dans les virages serrés et les demi-tours. Ce n’est pas la trottinette la plus agile du monde. Pour slalomer entre les piétons, ce n’est pas idéal. En revanche, pour rouler à bonne allure sur des voies cyclables ou des chemins un peu défoncés, c’est plutôt confortable. En résumé : bon confort de roulage, mais il faut un minimum d’habitude et ne pas oublier qu’on est sur un engin lourd et puissant, donc à respecter.
Performances : ça pousse fort, surtout en double moteur
Concrètement, niveau performances, le Lohang K8 en a sous le pied. Les double moteurs se sentent vraiment dès qu’on passe en mode tout activé. Le démarrage est vif, les reprises sont franches, même en côte. Je n’ai pas de pente à 45° comme dans la fiche produit, mais sur les montées bien raides de mon secteur, là où ma vieille trottinette 500 W rampait à 10-12 km/h, le K8 monte encore avec de la marge. Même chargé (moi + sac à dos + parfois un sac de courses), ça continue à pousser correctement.
Sur terrain plat, on sent que la trottinette veut aller vite. Je ne vais pas donner de chiffres précis pour ne pas encourager les excès, mais clairement, ce n’est pas limité comme une trottinette urbaine bridée à la base. Il faut être responsable : casque obligatoire, et honnêtement, un bon équipement (gants, voire protections) n’est pas de trop. Un acheteur qui roule en BMW GS 1200 dit être impressionné, et je comprends l’idée : pour une trottinette, ça envoie.
En hors-piste léger (chemins en terre, gravier, herbe courte), ça passe correctement grâce aux pneus de 12 pouces et à la suspension. Ce n’est pas une moto cross, mais pour des chemins forestiers ou des chemins de campagne, ça fait le job. Par contre, sur boue bien grasse ou terrain très caillouteux, il faut rester prudent, ça reste deux petites roues, même si elles sont plus grandes que la moyenne.
Le freinage est à la hauteur des performances. Les freins hydrauliques à disque mordent bien, avec une distance de freinage correcte. On sent qu’on peut vraiment ralentir fort si besoin. Il faut juste prendre l’habitude de doser, surtout au début, pour ne pas bloquer les roues sur sol glissant. Globalement, sur la partie performance pure (accélération, montée, freinage), je n’ai pas grand-chose à reprocher pour le prix. C’est clairement un point fort du K8.
Présentation : ce que propose vraiment le Lohang K8 sur le papier
Sur le papier, le Lohang K8 coche beaucoup de cases. On a une batterie 60V 38Ah annoncée pour environ 100 km d’autonomie, des pneus de 12 pouces, une double suspension avant et arrière, et surtout des double moteurs avec possibilité de rouler en un seul ou deux moteurs. La charge maximale annoncée est de 250 kg, ce qui est largement au-dessus de la plupart des trottinettes grand public. Ça veut dire que même avec un gabarit costaud + sac + éventuellement un peu de charge, tu es large.
Le fabricant le présente comme un modèle mixte ville / hors-piste, avec de gros pneus, des freins à disque hydrauliques et un gros deck bien large. On a aussi quelques détails pratiques : affichage numérique, port de charge double, pliage, éclairage ambiant (les fameuses LED un peu partout) et un système de phare avant + éclairage d’ambiance. La garantie annoncée est de 180 jours sur les pièces, avec soi-disant assistance technique à vie.
Dans les faits, ce que j’ai reçu correspond assez bien à la fiche : gros châssis en aluminium, roues imposantes, freins hydrauliques, et tout le câblage déjà monté. Il y a une petite trousse à outils dans le carton et un antivol basique fourni, ce qui est plutôt pratique. Le montage n’est pas très compliqué : essentiellement le guidon à fixer et quelques réglages à vérifier (freins, serrage des vis, etc.). Compte une petite heure si tu prends ton temps.
Par contre, il faut être conscient qu’on est sur un produit chinois assez générique, rebadgé par Lohang. Ce n’est pas un modèle de grande marque européenne avec réseau de SAV partout. Tu as un support Amazon et un vendeur qui répond plus ou moins vite, mais il ne faut pas t’attendre à un service premium. Pour le prix, la fiche technique est franchement chargée, mais derrière, il faut accepter un peu de bidouille et quelques zones pas très claires dans la doc, surtout sur l’éclairage et certains réglages.
Points Forts
- Double moteurs puissants : très bonnes accélérations et capacité à monter des côtes
- Grosse batterie 60V 38Ah : autonomie réelle confortable, bien au-dessus de la moyenne
- Pneus 12 pouces + double suspension + freins hydrauliques : confort et sécurité corrects pour la catégorie
Points Faibles
- Poids et encombrement élevés : peu pratique à porter ou stocker dans de petits espaces
- Interface et éclairage peu intuitifs, documentation moyenne et SAV uniquement en ligne
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Lohang K8 est un gros scooter électrique orienté puissance et autonomie, pas une petite trottinette de ville. Ce qui m’a le plus plu, c’est la combinaison double moteurs + grosse batterie + gros pneus. En usage réel, ça donne un engin qui monte les côtes sans broncher, qui tient bien la route sur les mauvaises surfaces, et qui permet de faire des trajets assez longs sans se soucier de la batterie tous les jours. Le confort est correct grâce à la double suspension et au deck large, et le freinage hydraulique est rassurant vu les performances.
Par contre, ce n’est pas un produit pour tout le monde. Il est lourd, encombrant, pas très discret, et la gestion de certaines fonctions (éclairage notamment) est un peu confuse. Le SAV est là, mais ça reste du support vendeur en ligne, pas un réseau physique. Si tu veux quelque chose de simple, léger, plug-and-play, ce n’est pas le bon choix. En revanche, si tu cherches un engin costaud pour ton trajet domicile-travail, que tu veux un peu te faire plaisir niveau sensations, et que tu acceptes le côté “gros jouet adulte” avec quelques compromis, le K8 a un bon rapport qualité-prix et fait clairement le job.